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Aux USA, un bunker pour protéger la crème des oeuvres d’art

Le patrimoine culturel américain ne craint pas l’apocalypse

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 17 janv. 2017

Aux USA, un bunker pour protéger la crème des oeuvres d’art

Aux Etats-Unis, la crainte de la fin du monde a poussé l’Etat a regrouper une immense collection de précieuses oeuvres d’art nationales dans un bunker imprenable. Entreposés et choyés, les objets sont assurés de survivre à toute sorte de catastrophe. L’assurance de la transmission culturelle.

Ca n’est un secret pour personne : les Américains raffolent de scénarios catastrophes, de fin du monde et de chamboulements naturels. Enfin dans les films… Car en réalité, nombre d’Amerloques vivent avec les pétoches que le ciel ne leur tombe un beau jour sur la tête. Une crainte qu’il fallait donc rassurer en bâtissant d’imposants bunkers censés protéger l’espèce humaine en cas de cataclysme… 

Parmi ces bâtiments anti-extinction, certains sont aujourd’hui recyclés pour servir des causes encore plus nobles que la survie de l’Homme. C’est le cas du Packard Campus, monstrueuse forteresse située dans le Mont Pony, à Culpepper (Virginie) et servant de refuge à des milliers d’oeuvres parmi les plus précieuses d’Amérique. Construite en 1969 pour faire bloc face à la menace soviétique, la bastide imprenable est, jusqu’en 1988, destinée à préserver l’économie américaine. A l’intérieur : près de 3 milliards de dollars entourés de murs en béton armé, de volets de plomb et de champs de barbelés. 

Après l’accalmie des relations américano-russes, le bunker est laissé à l’abandon jusqu’à sa mise en vente en 97. Une fois racheté, le temple de la sécurité devient un centre de conservation national dédié à la préservation des œuvres audiovisuelles grâce à un investissement de 240 millions de dollars. Une initiative née d’une collaboration étroite entre le Packard Humanities Institute, le Congrès, sa Bibliothèque et l’agence fédérale "Architect of the Capitol". 

Plus de 6,3 millions d’oeuvres choyées

Au total, plus de 6,3 millions d’objets uniques y sont mis sous clefs et protégés par une surveillance constante. Et il y a du boulot : 144 km d’étagères chargées de 3 millions de pistes audio, 1,3 millions de vidéos et 2,1 millions de posters, de scénarios, d’archives ou encore de photographies. Et l’accumulation ne s’arrête pas là avec plusieurs centaines de nouveaux objets admis chaque jour, faisant de l’établissement le plus grand centre de stockage d’oeuvres au monde. 

Editions limitées, originaux et exemplaires uniques… Toutes les merveilles y sont entreposées, entretenues et protégées du temps. Mieux : dans un souci de partage et de transmission, chaque donnée audio ou vidéo est digitalisée et mise à disposition du public, à la demande, dans les salles de lecture ou sur internet. Mais alors selon quels critères les objets conservés y sont choisis ? Plusieurs obligations : avoir été produit aux ou par les USA, dater de plus de 10 ans et avoir une importance culturelle, esthétique ou historique. Un bunker infranchissable pour préserver les oeuvres nationales. 

Source image : © Culpeperusa / Greenroofs / Grandpalais

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