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Quand une batterie d'erreurs accouche d'une découverte

L'erreur est humaine, l'humain est génial

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 27 avr. 2016

Antoine Lebrun

Quand une batterie d'erreurs accouche d'une découverte

La folie du hasard a encore frappé ! Des scientifiques californiens ont, par accident, découvert une batterie d’une durée de vie près de 30 fois plus longue que la normale. Une découverte prometteuse qui doit tout à la maladresse d'une jeune étudiante. On parie que le professeur passera l’éponge pour cette fois.

Connaissez-vous la légende de la Tarte Tatin ? Au milieu du XIXe siècle, les soeurs Stéphanie et Caroline Tatin gèrent un restaurant dans une bourgade de Sologne. Un dimanche d'ouverture de la chasse et alors qu'elle préparait une tarte aux pommes, Stéphanie oublia de mettre une pâte dans le moule et l'enfourna simplement avec des pommes. Gênée, elle décida de rajouter la pâte par dessus les pommes et de cuire la tarte ainsi. C’est ainsi que naquît la bien connue Tarte Tatin. 


Les créations les plus folles voient parfois le jour par erreur. Demandez donc aux scientifiques de l’Université de Californie à Irvine. Alors qu’ils testaient des batteries classiques à base de lithium (comme celles présentes dans le commerce), ces derniers ont, par la plus grande inadvertance, mis au point un batterie 30 fois plus puissante que la normale. Ca valait le coup de se planter. 

Human after all

Les batteries actuelles survivent à 7 000 charges et décharges en moyenne. Pour leur trouver une alternative, les chercheurs californiens d’Irvine décident de bûcher sur des batteries en nanofils d’or, des fils microscopiques et chargés d’espoir scientifique. Mais face à la fragilité extrême du matériau, les experts se retrouvent rapidement dans l’impasse. 


C’est le moment choisi par Mya Le Thai, étudiante travaillant sur le projet, pour sortir de l’anonymat. La "maladroite" commet l’erreur de manipuler les nanofils avec les mains imbibées d’un gel provenant d’une opération ultérieure. Recouvertes de la substance à leur tour, les batteries se révèlent : elles sont capables de résister à des centaines de milliers de cycles, près de 200 000 exactement. Contre 7 000 auparavant. Appréciez la différence. 

L’erreur à l’étude

Consciente de la trouvaille, l’équipe se concentre alors sur cette erreur. Le nanofil d’or est enveloppé de dioxyde de manganèse alors que le lithium d’origine cède sa place au gel électrolyte (le fameux gel présent sur les mains de l’étudiante géniale malgré elle). Après des mois de tests divers, le résultat est sans appel : les batteries sont sursolides et ultra-performantes. 


Mais prudence, le chemin reste long comme l’indique Reginald Penner, responsable de l’étude, au site 01.net : "Nous n’avons pas encore tout compris du fonctionnement de ces batteries". Mais l’heure est à l’optimisme. Outre le fait de pouvoir jouir de nos appareils bien plus longtemps (vous entendez encore votre père, vautré dans son canapé, pester contre les piles HS de sa télécommande…), cette découverte laisse présager de grandes choses. Comme des voitures électriques capables de rouler encore et encore… Vos piles ne perdront plus la face. Ne vous forcez pas à rire, ça va...

Source image : © Youtube.com

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