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COCORICO : La France est championne du monde de l’action pour le climat !

On n'avait plus ressenti autant de fierté depuis 1998 !

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 18 nov. 2016

Antoine Lebrun

COCORICO : La France est championne du monde de l’action pour le climat !

La COP22 a tranché : la France est au sommet du classement des pays les investis dans la protection du climat. Un statut de major de promo d’autant plus réjouissant que 58 Etats figuraient sur la liste des prétendants. Pour une fois qu’on peut le crier haut et fort sans paraître chauvin : COCORICO !

Sur la planète, 58 Etats portent la responsabilité de 90 % des émissions de gaz à effet de serre. Publié chaque année, le Climate Change Performance Index - concocté par les ONG Germanwatch et Climate Action Network (CAN) - classe ces 58 mauvais élèves du meilleur au plus mauvais dans leur action pour le changement climatique. Bonne nouvelle : parmi les bonnets d’âne, la France s’en tire bien puisqu’elle truste la plus haute marche du podium. On dit merci à l’organisation de la COP21 l’an dernier. 

D’une manière générale, le monde a fourni de jolis efforts dans sa lutte contre le réchauffement climatique. Les énergies renouvelables se fait progressivement une place au soleil pendant que le développement de l’efficacité énergétique commence à se faire ressentir. Une sale ombre vient en revanche pourrir le beau tableau : "malgré ces tendances encourageantes (…), la nécessaire transition énergétique est trop lente", explique Le Monde. Pour la faire courte, l’appréciation est la suivante : "De vrais gros efforts…malheureusement insuffisants pour passer au niveau supérieur". Un bon gros râteau comme on n’en voit plus assez. 

COP ou pas COP ?

Aux côtés de l’Hexagone, la Suède et la Grande-Bretagne sont également à féliciter. Mais une autre nation attire l’attention : le Maroc. Attendez une petite seconde…où se déroule la COP22 déjà ? Bingo ! Alors question : organiser une conférence internationale suffit-il à se faire un place parmi les plus fervents défenseurs de l’environnement ? Pas si sûr. Car en plus d’accueillir l’évènement, le Maroc a également misé gros sur les énergies renouvelables avec des objectifs ambitieux à long terme. De quoi fermer des bouche et ranger des mauvaises langues. 

Assez parlé du peloton de tête, concentrons-nous un peu sur les vrais cancres de la classe. Parmi eux, les élèves Canada, Japon, Australie, Arabie Saoudite, Chine et Etats-Unis n’ont clairement pas fourni les efforts nécessaires pour se mettre les profs dans la poche (malgré d’infimes progrès tout de même). Un queue de peloton que le Canada devrait prochainement quitter puisqu’après des années de maltraitance, l’environnement respire à nouveau depuis l’arrivée de Justin Trudeau.

En dépit d’un investissement diplomatique notable pendant la COP21, les deux plus gros perturbateurs de l’écologie mondiale que sont la Chine et les USA demeurent des exemples à ne pas suivre. Plus de négociations possibles, en revanche, pour l’Arabie Saoudite qui, en bonne dernière de la classe, fonce tout droit vers le redoublement forcé. Quand le pétrole fait reculer. 

Attention au retour de bâton (de berger)

Retour en France où l’après-congratulation pourrait vite tourner au vinaigre. Car derrière un dévouement total pour la planète, la France a d’ores et déjà fait une croix sur ses objectifs de production d’énergies renouvelables prévus pour 2020. En cause, certains dossiers chauds qui ont littéralement plombé l’action française et le quinquennat présidentiel : Notre-Dame-des-Landes où les travaux du futur aéroport ont débuté mais aussi les multiples retournements de situation autour de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, plus vieille centrale encore en activité dont la dangerosité est pointée du doigt. Rappelons que sa fermeture faisait partie des promesses du candidat Hollande en 2012… Les temps changent. 

Dernier aspect inquiétant et pas des moindres : la réduction de 10 % du budget de l’économie lors des 5 dernières années. Ca fait beaucoup moins de personnel en charge de l’écologie et plus de problèmes. Une baisse chronique qui devait être oubliée par la mise en place de l’écotaxe…avant que celle-ci soit finalement abandonnée. Une schizophrénie que le patient français devra vite soigner sous peine de décevoir son monde. 

Source image : © Euractiv / La Quotidienne / Live Science

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