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En Ecosse, un écovillage bâti en fûts de whisky recyclés

Findhorn, la ville où whisky et habitants sont du même tonneau

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 8 août 2016

En Ecosse, un écovillage bâti en fûts de whisky recyclés

Au fil des années, les écovillages fleurissent un peu partout dans le monde. En Ecosse, la communauté de Findhorn est la plus ancienne d’Europe. Né d’un phénomène naturel encore inexpliqué, l’écovillage regroupe aujourd’hui plus de 500 habitants. Au-delà de son autonomie alimentaire et énergétique, Findhorn dispose d’une spécificité unique : les maisons y sont construites avec des fûts de whisky recyclés. Cheers !

Chaque jour, l’être humain se creuse un peu plus les méninges pour trouver de nouveaux moyens visant réduire son empreinte écologique. Certains d’entre eux sont allés puiser très, très loin dans leur imagination. On dit souvent que quand on aime l’Ecosse, on aime le bon whisky (ok c’est surtout moi qui le dit). Et "l'adage" va se vérifier. 

Le 17 novembre 1962, un petit groupe de personnes s’installe dans des caravanes près du parc de Findhorn, au nord de l'Ecosse. Meurtri par des vents violents et entouré de dunes, le lieu est réputé inhospitalier et incultivable. Mais il en faut plus pour démotiver nos aventuriers qui s’essayent à l’agriculture, sans grande réussite. Dépités, ils s’en remettent alors à la nature et ses esprits. Et le miracle se produit : de gigantesques choux (20 kg !) sortent inexplicablement de terre, sidérant tout le monde, des agriculteurs voisins aux journalistes de Paris-Match venus immortaliser la récolte. La légende de Findhorn est née et une communauté s’y développe. 

Dans les années 70, la communauté de Findhorn est composée d’environ 150 membres. Structurée par la création d’une ONG, la Fondation Findhorn, la communauté débute sa mutation en 1986 quand Roger Douda, un activiste américain de l’environnement décide d’y créer un écovillage unique, le plus ancien d’Europe à ce jour. 

La vie en tonneaux

De petites maisons de 26 m2 sont alors érigées un peu partout dans le village, le tout avec une composition aussi précise qu’insolite : la pierre locale et des mottes de paille pour l’isolation, des toits végétalisés mais aussi et surtout des fûts de whisky recyclés provenant d’une distillerie voisine pour les murs, la maison Haig. Vous avez bien lu, des murs en bois de tonneaux ayant servis à faire vieillir un délicieux single malt. En Ecosse, whisky et habitants sont logés à la même enseigne. 

Forte de cette idée, la communauté dispose d’une des plus faibles empreintes écologiques d’Europe : 2,6 hectares par habitant, d’après des mesures réalisées en collaboration avec le Stockholm Environment Institute de York et l'écoquartier londonien de Bed Zed. Un résultat honorable qui repose sur de nombreuses initiatives. 

L’autonomie comme moteur

Etendus sur 3 hectares, les jardins communautaires de Cullerne sont cultivés selon les principes de la permaculture. Les quelques 30 variétés de légumes biologiques récoltés chaque année sont livrés aux abonnés sous forme de paniers via l’association Earth Share pendant qu’une autre partie alimente les cuisines du centre communautaire. L’ensemble des déchets organiques générés servent aux différents composts, les résidus étant envoyés aux agriculteurs voisins. 

Mais en plus de son indépendance alimentaire, Findhorn est aussi auto-suffisant en énergie. Grace à quatre éoliennes réservées, l’électricité ne manque pas et la communauté se paie même le luxe de pouvoir reverser un excédent au réseau national britannique. Pour chauffer les parties communautaires, un projet de chaudière en bois est actuellement à l’étude. Pour boucler définitivement la boucle, les eaux usées sont retraitées directement sur place selon un processus naturel basé sur les bactéries : The living machine

La rançon de la gloire

Mais tout n’est pas rose à Findhorn et le succès de l’éco-village pousse la communauté a devoir sans cesse se réinventer. Avec 500 habitants aujourd’hui, Findhorn a atteint un stade critique. Afin d’accueillir les nouveaux arrivants toujours plus nombreux, 25 logements supplémentaires sont en cours de construction dans une partie des dunes surplombant le village. Mais cela pourrait ne pas suffire… Alors Findhorn et ses occupants songent à fragmenter leur fraternité en plusieurs micro communautés. Le revers du succès. 

Source image : © Findhorn

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