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Iles Fidji : l'homme-poisson au secours du corail

En voilà un qui n'a pas peur de se jeter à l'eau pour sauver la nature

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 14 juil. 2016

Antoine Lebrun

Iles Fidji : l'homme-poisson au secours du corail

Autour des îles d’Océanie, le corail est partout. Mais il est surtout en extrême souffrance depuis quelques années. Pour sauver le plus grand récif du monde, un homme a décidé de se jeter à l’eau. Son surnom : le maraicher de la mer. Sa mission : ré-arborer l’océan.

Début 2016, la sentence est tombée. La Grande Barrière australienne est touchée à 93% par le blanchissement des coraux. Ce phénomène s’explique simplement : mis en situation de stress pour une raison donnée (changement de température de l’eau, absence de plancton donc de nourriture, augmentation de l’acidité ou de la densité de l’eau de mer,…), le corail expulse ses zooxanthelles.

Les zooxanthelles sont des algues unicellulaires dinoflagellées symbiotiques microscopiques (OUCH !) qui fournissent de l’oxygène et des nutriments aux coraux. Sans eux, le corail s’affaiblit et blanchit, incapable de compenser ce manque en ingérant du plancton (très rare dans les mers chaudes dont l’Océan Indien fait partie) et finit par mourrir de faim ou de maladie. Comme nous autres humains, le corail en manque devient pâlichon et devient plus vulnérable.

Le maraicher de la mer fait son potager

Avec plus de 2 900 récifs et 900 îles, la Grande Barrière de corail est de loin la plus immense structure créée par des organismes vivants. A 2 000 km à l’est de l’Australie, la République des Fidji se compose d’un archipel de 322 îles où le récif souffre également le martyr. Mais aux Fidji, le corail a une importance prépondérante : en plus de constituer une barrière naturelle contre les tsunamis, les poissons vivant dans cet écosystème sont responsables du sable fin des plages paradisiaques. Et le tourisme est une donnée bien loin d’être négligeable.

C’est pourquoi les habitants de l’île de Motoriki ont décidé de changer la donne. Depuis quelques années, ils font pousser des boutures de corail sauvage sur des supports artificiels. Arrivés à maturité, les coraux sont confiés à l’homme-poisson, sélectionné par la tribu et dont la mission est de les replanter dans le massif. "Si nous poursuivons nos efforts, si nous parvenons à redonner vie aux eaux de nos lagons, à nos coraux et nos poissons, le monde entier en entendra parler", explique celui que l’on surnomme aussi "le maraicher de la mer".

Une seule tribu ne suffira évidemment pas à ré-arborer tous les massifs coralliens mais l’exemple a désormais le mérite d’être donné. Aux autres d’en faire autant. Mais au-delà de cette initiative, l’urgence prioritaire reste la pollution, responsable privilégiée de l’étouffement des coraux. En Océanie, 80% des récifs ont d’ores et déjà disparu. 

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