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L’emballage 100 % biodégradable, l’utopie devenue réalité

Une équipe de chercheurs vient d’insuffler une révolution…emballante

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 19 janv. 2017

L’emballage 100 % biodégradable, l’utopie devenue réalité

Chaque année, un Français jette la bagatelle de 14 tonnes de déchets en tout genre. Une folie dévastatrice qui pourrait bientôt appartenir au passé grâce à une équipe de scientifiques basée à Montpellier. A partir de déchets de l’industrie agro-alimentaires, ils ont réussi à concevoir un emballage totalement biodégradable. Le 0 déchet, si c’était vrai ?

Une poubelle à ciel ouvert. Chaque année, la population française se débarrasse de 5 millions de tonnes de déchets dont à peine 1 % est biodégradable. Une folie qui pousse notre chère planète dans un précipice toujours plus précoce. Dans cet immense paquet d’ordures, on ne retrouve que les déchets ménagers. 

En ajoutant les déchets municipaux et professionnels (BTP, industrie, agriculture, activités de soin) au pactole, on frôle les 14 tonnes de détritus produits par an et par habitant. Ajoutez à cela l’incroyable continent de déchets en construction dans le nord de l’Océan Pacifique - d’une taille équivalent à 6 fois la France - et vous perdrez toute foi en l’humanité. 

Sauf que pour contrer sa propre bêtise, l’Homme sait faire marcher son cerveau pour dégoter des idées génialement novatrices. Porté par la volonté des Etats à booster la recherche dans les secteurs des énergies durables et du développement durable, le projet européen Ecobiocap a déniché la trouvaille qu’il attendait. 

Emballages > déchets > emballages…

Une équipe de chercheurs - du laboratoire montpelliérain IATE (Ingénierie des agropolymères et technologies émergentes), qui regroupe l’Université, l’Inra, le CNRS et SupAgro - a réussi à développer un tout nouveau genre d’emballages totalement biodégradables en exploitant les résidus des industries agro-alimentaires. Dans les faits, la bande scientifique a mixé un polymère issu de la fermentation de déchets liquides des industries laitières et des fibres ligno-cellulosiques issues du broyage de paille de blé pour obtenir ce matériau à l’empreinte invisible. 

Concrètement, ça veut dire quoi ? Ca veut dire qu’avec le soutien des législations françaises, européennes et mondiales, l’invention pourrait purement et simplement faire totalement disparaître les déchets ménagers. Mais pour ça, les pays devraient d’abord prononcer l’interdiction formelle des emballages non-biodégradables. Pas une mince affaire. 

Du côté des tests de l’emballage Ecobiocap, tout est déjà au point avec l’assurance du respect de la préservation des aliments. Et pour ce qui du recyclage, on envoie les déchets au compost et l’affaire est dans le sac ! Et le cercle ô combien vertueux pourra ensuite se mettre en place : engendrer des déchets qui, une fois "jetés" redeviendront des emballages et ainsi de suite jusqu’à ce que mort ne s’en suive pas. Une nouvelle qui a le don de nous emballer nous aussi. 

Source image : © INRA / Ottmarsheim / Vividlife

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