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TYPECO se fait un sang d'encre pour vos économies

Bastien Renart, un nom qui va faire couler beaucoup d'encre (mais pas trop quand même)

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 27 sept. 2016

Antoine Lebrun

TYPECO se fait un sang d'encre pour vos économies

Un relevé de compte en ligne ? Non, on va l’imprimer, c'est plus sûr ! Toutes les raisons sont bonnes pour sortir un peu de papier taché d’encre. Mais cette encre salit tout sur son passage : portefeuille et environnement ramassent en même temps que nos feuilles A4. Pour endiguer cet onéreux gaspillage, un jeune dijonnais de 25 ans a créé la société TYPECO. Sa promesse : de 20 à 30 % d’économies d’encre en modifiant légèrement la typographie. Invisible à l'oeil nu, la différence saute aux yeux.

Chaque seconde, environ 475 000 feuilles sortent des imprimantes du monde entier. Ca fait 15 000 milliards d’impressions par an. Autant vous dire que vous n’êtes pas les seuls à sortir des feuilles à tout-va. Vos cartouches d’encre, par contre, vous êtes bien les seuls à les payer et ça, ça finit par faire un sacré budget. 

Mais fort heureusement, le monde regorge de petits génies prêts à sauter sur la moindre occasion de faire des économies. Et quand on sait qu’une cartouche d’encre peut mettre jusqu’à 450 ans pour se décomposer (sans compter certains composants plastiques qui, eux, peuvent mettre jusqu’à 1000 ans), l’innovation prend une toute autre tournure. 

L'idée m'est venue en 2013 lorsqu'un étudiant américain à expliqué qu'il était possible de faire économiser 400.000.000 dollars au gouvernement américain en changeant juste la typographie des documents officiels Bastien Renart, fondateur dont les oreilles traversent l'Atlantique

Bastien Renart a aujourd’hui 25 ans. L’âge idéal pour se lancer dans le grand bain de la vie active me direz-vous. Eh bien figurez-vous que le jeune Dijonnais est déjà chef d’entreprise. Et pas n’importe laquelle : la sienne. Après un Bac S suivi d’une prépa HEC et d’une formation à la prestigieuse EM Lyon, Bastien Renart se penche sur l’optimisation opérationnelle des entreprises à travers l’optimisation des coûts des activités non-créatrices de valeurs. En d’autres termes, le garçon cherche à faire des économies sur des gestes récurrents qui n’apportent aucune richesse aux entreprises. Parmi ces gestes, le Bourguignon cible un créneau spécifique : l’impression. 

Entre 20 et 30 % d’économies d’encre

Une idée fleurit alors dans sa tête : réduire la consommation d’encre, denrée coûteuse et néfaste pour l’environnement, en modifiant la typographie des textes. Un peu moins remplies, les lettres utilisent entre 20 et 30 % d’encre en moins sans que l’oeil humain ne puisse l’apercevoir (pour toute police inférieure à 12). Une logique implacable. Après avoir fait un petit tour auprès de professionnels qui lui confirment l’impact de ces "dépenses inutiles", Bastien Renart rédige un algorithme et débute une collaboration avec une experte typographe et un ingénieur en développement informatique pour développer son projet. Quelques mois plus tard, le 12 septembre dernier précisément, l’idée devient réalité : TYPECO est née. 

Mais alors comment marche le procédé ? Doit-on changer d’ordinateur ou d’imprimante ? Pas de panique, c’est simple comme tout ! Pour bénéficier des bienfaits de TYPECO, il suffit de s’offrir une licence annuelle. Une fois réglé, le logiciel est à télécharger sur le site de la société. L’utilisation est comme l’installation : ultra simple. Vous voilà équipé sans que vos yeux d’experts n’y voient autre chose que du feu. Car pour Bastien Renart, "les économies ne doivent pas se faire au détriment de la lisibilité". Vous n’y croyez pas ? Allez vérifier par vous-même en cliquant juste ici !

Rentable dès 300 impressions annuelles

"Ca a l’air sympa votre truc, mais à partir de quand c’est rentable pour l’utilisateur ?" Très bonne question mon cher petit monsieur imaginaire ! Pour les particuliers, le service est facturé 9,99 € par an. Concrètement, ça veut dire que vous serez gagnants au-delà de 300 impressions dans l’année (en fonction de la qualité de votre imprimante, évidemment) et votre empreinte environnementale sera réduite. Côté professionnels, les licences seront valables sur plusieurs postes à des prix avantageux, l’objectif étant qu’un maximum d’ordinateurs puissent bénéficier du service. 

Forte de nombreux soutiens (French Tech, BPI France Conseil Régional de Bourgogne ou encore le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche), TYPECO débute son activité en France avant de s’étendre à l’Europe de l’Ouest puis l’Amérique du Nord. Un business plan qui nécessitait l’embauche d’un premier salarié début septembre. Une création d’emploi qui devrait se poursuivre à travers tout le pays dans les prochaines semaines. L’innovation a quoiqu’il en soit tout pour plaire. Une idée pleine de bon sens et de flair. Rusé comme un Bastien Renart. 

Source image : © Bastien Renart / Q945therock.com / Pinterest

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