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En 2017, dîtes adieu aux pesticides dans les lieux publics

Des heures supp’ pour les jardiniers… et nos poumons

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 11 janv. 2017

En 2017, dîtes adieu aux pesticides dans les lieux publics

Avec l’arrivée de 2017, c’est l’une des années les plus noires du XXIè siècle qui s’achève. Avec l’arrivée de 2017, c’est aussi un immense tournant dans l’environnement français qui prend forme. Depuis le 1er janvier, il est formellement interdit d’utiliser pesticides et autres produits phytosanitaires dans les espaces verts publics. Une victoire entrevue grâce à la fameuse loi de transition énergétique.

Sur les trottoirs, au bord de la voirie, dans les forêts et les jardins… Autant d’endroits où on adorera flâner en 2017. Depuis le début de l’année, tous les espaces publics français ont l’interdiction formelle d’avoir recours à des produits phytosanitaires. Pour se débarrasser des herbes folles, il va falloir trouver autre chose. Désherbage mécanique, manuel ou par combustion, débroussailleuse, paillages, tonte, plantes couvre-sol et les produits bio-contrôles sont désormais de rigueur dans nos espaces municipaux. Une tendance enfin légiférer alors que de nombreuses villes ont, depuis plusieurs années déjà, décidé de rayer les pesticides de leur panel de choix. 

Dilemme : comment faire rayonner les jardins de sa ville tout en respectant une écologie responsable ? Une question à laquelle ont brillamment répondu Lyon, Brive et Brétignolles (pour ne citer qu’elles). Soutenues par les habitants, ces municipalités ont pu mettre en place des techniques de désherbage alternatives sans la moindre difficulté. Plutôt que d’asperger les plantes de produits hautement toxiques, les jardiniers prennent plaisir à "perdre" un peu de leur temps pour éradiquer naturellement les herbes indésirables. Si le résultat visuel est sensiblement similaire, la conscience, elle, est bien plus légère. 

"Zérophyto" zéro défaut

Une interdiction qui s’étend à TOUS les espaces municipaux ? Non hélas, une poignée d’irréductibles lieux résistent encore et toujours au progrès. Parmi eux, les cimetières, les pelouses, les voies ferrées et les autoroutes (les deux derniers cités l’étant pour des raisons évidentes de sécurité du personnel jardinier). Mais là encore, certaines villes, comme Versailles dont nous vous parlions il y a quelques mois déjà, ont choisi d’anticiper le plan "zérophyto". Une bonne idée salvatrice puisque elle préserve la santé des promeneurs et enfants friands d’espaces verts. 

Quand dans une région on constate une augmentation des cancers du sein et de la prostate, et des cancers chez les enfants, il faut s’interroger sur les liens possibles entre maladies et emploi de ces produits Dr Christian Bonnaud, pour le site La Relève et la Peste

Une citation qui peut résonner dans nos oreilles : la France est le premier pays consommateur de pesticides - en volume - en Europe. Et tout ce qui flingue les sols flingue aussi l’être humain. Puisque la beauté d’un jardin n’a jamais justifié de mettre la santé en péril, les municipalités vont désormais devoir faire un retour forcé au travail manuel qui rend l’entretien si beau et passionnant pour ceux qui l’exercent. 

Source image : © Earthjustice / L'Internaute

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