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Florence dit "non" à la mondialisation gastronomique !

"Vendez 70% de produits locaux ou déménagez ailleurs"

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 10 juin 2016

Florence dit "non" à la mondialisation gastronomique !

Trésor architectural et historique, Florence souhaite sauvegarder son authenticité. Pour résister à la mondialisation, le maire de la ville a décidé d’obliger les commerces et restaurants à vendre 70% de produits locaux. Une mesure drastique qui donne la part belle à l’économie toscane.

Ah Florence ! Berceau de la Renaissance, précurseur de la littérature, de la philosophie et des sciences Antiques,… Pionnière à bien des niveaux, la ville de Toscane est aussi l’une des premières à imposer un minimum de produits locaux dans ses restaurants et commerces. Une préférence locale qui donne un bien bel exemple. 


Entre églises, musées, palais, ponts et jardins, la capitale de la région de la Toscane est un trésor à ciel ouvert dont le centre-ville historique est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1982. Et qui dit beauté architecturale dit aussi tourisme international. Avec 15 millions de visiteurs chaque année, Florence est la troisième ville la plus touristique d’Europe derrière Paris et Londres et devant ses compatriotes Venise et Rome. Le monde se rend à Florence… et mange à Florence.

La gastronomie toscane fait de la résistance

Réputés pour leur conservatisme, les Toscans voient ce défilé touristique d’un mauvais oeil, effrayés à l’idée que la mondialisation ternisse leur cher patrimoine. Une crainte partagée par Dario Nardella, maire démocrate de la ville, qui souhaite éviter que les petits artisans soient, comme dans la plupart des villes, chassés par les magasins alimentaires, fast-food et autres chaînes étrangères. Pour pallier ce risque, ce dernier a décidé de serrer la vis: depuis mars dernier, les commerces et restaurants s’implantant dans le centre historique sont contraints de vendre au moins 70% de produits locaux préalablement approuvés par la région. Les commerces déjà en place auront 3 ans pour se mettre à la page, contrairement aux restaurants qui, eux, dérogent à la règle. Une mesure dont d’autres villes italiennes sont en train de s’inspirer.


Des produits triés sur le volet

"Un restaurant ouvre chaque semaine dans le centre historique, expliquait Dario Nardella à La Repubblica. La nourriture de masse est en train de remplacer nos ‘trattorias’ et petits commerces traditionnels : nous devons y mettre un terme." Dans la liste de produits ciblés, on retrouve des spécialités de la région telles que le Chianti et le Pecorino mais aussi des plats typiques moins connus du grand public comme les haricots blancs à la Toscane ou la soupe à l’épeautre. Stefania Crivaro, porte-parole du conseil municipal, a tenu à calmer les tensions potentielles en annonçant que certains établissement pourront toujours échapper à cette mesure. Leur sort sera déterminé au cas par cas par une commission spécialisée. L’économie de la gastronomie toscane a encore de beaux jours devant elle.

Source image : © kremslehnerhotels.at

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