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Hello Justice : l’avocat plaide à la barre…des accusés

L'avocat du diable ou le fruit du pêché

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 15 déc. 2016

Antoine Lebrun

Hello Justice : l’avocat plaide à la barre…des accusés

On s’est réveillé un peu chiffon. Pourquoi ? Aucune idée. Mais même notre bol de céréales avait un vieux goût rance inhabituel. Et quand on n’est pas dans notre assiette, on adore se faire l’avocat du diable. Pas celui qui plaide à la barre, l’autre qui finit dans vos gosiers de vegans du dimanche. Croyez-nous ou pas, on a préparé un argumentaire imparable pour vous convaincre que, malgré les méfaits engendrés par sa production, le fruit à coque pourra nous rendre bien des services à l’avenir.

Accrochez-vous bien, car ce qui vient pourrait vous décrocher le coeur… L’avocat, vous lui donneriez le bon dieu sans confession, n’est-ce pas ?! Sa peau épaisse si caractéristique, son joli petit coeur qu’on a toujours très envie de replanter dans l’espoir de pouvoir cultiver soi-même, son goût délicat et bienfaiteur pour l’organisme. Bref, l’avocat a tout pour plaire…en apparence. Car dans les faits, c’est vraiment pas jojo ! Premier producteur mondial, le Mexique a la lourde responsabilité de devoir alimenter son ogre de voisin américain, très friand d’avocado toast. En plus d’être ultra-courtisé, l’avocat est aussi plus rentable que n’importe quelle autre production pour les agriculteurs moustachus. Et c’est là que ça se complique. 

L’avocat met le pin sur la planche

Un article récemment paru dans The Guardian nous en apprend plus sur les méfaits de l’aliment number one de la planète veggie. Au Mexique, la production rapporte gros. Attirés par ce marché fructueux, de nombreux agriculteurs se mettent en quête de sols fertiles où planter les recettes de demain (+139 % pour la production mondiale lors des 20 dernières années). Et pour les trouver, ils sont prêts à toute les folies, comme couper des forêts entières de pins dont l’utilité ne leur saute pas aux yeux. Entre 2000 et 2010, 690 hectares de forêt ont été détruits. Et c’est pas fini. 

Tôt ou tard, ils finiront par couper tous les pins Un membre des autorités fédérales à Associated Press

Un malheur n’arrivant jamais seul, qui dit production de masse dit aussi surconsommation d’eau. Ca tombe mal, l’avocatier demande en moyenne deux fois plus d’eau que les autres arbres. Des pins foutus par terre, de l’eau jetée en l’air…et des déchets à ne plus savoir qu’en faire : d’après les recherches, 26 % de l’avocat termine sa course au fond d’un sac poubelle, la faute à son noyau prédominant et à sa peau indigeste à souhait. Et le pire du pire pour la fin : l’argent rapporté par les avocats mexicains renflouerait les caisses de la drogue, les cartels étant fréquemment accusés de racketter les bénéf’ des producteurs. Et là, vous vous demandez bien comment redorer le blason écorné du fruit vert...

Coupable avec circonstances atténuantes

Mais au milieu de cet océan de saloperies, des chercheurs ont trouvé le moyen de nous dénicher une nouvelle autrement plus réjouissante. Tous s’accordent à dire que le plus chiant dans l’avocat, c’est ce foutu noyau aux mensurations improbables. A partir de là, les universités espagnoles de Cordoue et Almeria ont uni leurs forces pour mener de front une étude sur la fameuse boule. Surprise : au niveau industriel et domestique, le noyau d’avocat afficherait un incroyable potentiel en tant que combustible. Les chiffres parlent d’eux mêmes : le noyau d’avocat, c’est 19 145 mégajoules (l’unité de mesure énergétique) par kilo. Pour l’équipe de chercheurs, on ne fait pas mieux. 

A quantité équivalente, la boule d’avocat (n’y voyez aucun jeu de mots, pitié) se montre bien plus efficace que la coque d’amande ou le noyau d’olive, pourtant déjà tout deux utilisés comme combustibles naturels. A terme, le coeur du fruit pourrait remplacer le bois d’une façon bien plus écolo qu’elle ne l’est aujourd’hui. Deux raisons à cela : plus besoin de couper d’arbres, et surtout plus besoin de sécher le bois avant pour pouvoir s’en servir comme combustible. 

Bon et sinon, si vous n’êtes pas trop emballés par cette nouvelle, vous pouvez toujours vous taper le noyau en infusion ou en smoothie (délicieux paraît-il...), le râper pour vous l’étaler en crème sur la face ou les cheveux. Et si vous tenez absolument à le jeter, balancez-le dans un parc public, les moineaux (s’ils reviennent…) s’en délecteront peut-être, qui sait… Notre conseil pour finir : tant qu'à faire, mangez donc autre chose. 


Pas grand chose à voir mais on vous donne quand même un petit bonus (surtout si vous aimez l'avocat et l'art...l'avocart quoi).

Source image : © La Voix du Nord / Le Cahier / Business Insider / CBS

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