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Londres, capitale incontestée de l’anti-gaspi alimentaire

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 25 nov. 2016

Antoine Lebrun

Londres, capitale incontestée de l’anti-gaspi alimentaire

On peut être l’une des plus grandes villes du monde et s’imposer comme un modèle de l’anti-gaspillage alimentaire. A Londres, de très nombreuses entreprises oeuvrent pour lutter contre le remplissage effréné des poubelles. Une tendance que nous avons essayé de tirer au clair.

Un milliard. Ca pourrait être une partie de la fortune de Donald Trump (#acharnement) mais c’est malheureusement pire que ça. Chaque année, les citadins du monde entier produisent un milliard de TONNES de déchets dont plus de la moitié est issue de l’alimentation. Les poubelles des pays riches se remplissent aussi vite que les estomacs des pays pauvres se creusent. Mais au jeu du gaspillage alimentaire, certains pays - pourtant loin d’être dans le besoin - s’en tirent bien mieux que d’autres. 

Constater l’ampleur des dégâts, c’est bien. Mais essayer de creuser un peu les statistiques, c’est mieux. Alors les chercheurs du Trinity College de Dublin se sont lancés dans la réalisation d’une base de données regroupant 4 000 entreprises oeuvrant pour la réduction des déchets alimentaires dans 100 villes du monde entier. Et les résultats ont parlé : Londres caracole en tête des suffrages - et de loin - avec quelques 198 entreprises bienfaitrices ! Un chiffre probant qui érige la capitale britannique en modèle du genre. Alors on a tenté de percer à jour les secrets alimentaires de la ville de Sherlock Holmes.

Londres, quel est ton secret ?

Le pire des gaspillages n’est pas celui qu’on croît… Vous vous souvenez de ces succulentes pâtes au parmesan dont vous vous êtes gavés dernièrement ? Vous avez eu les yeux un peu plus gros que le ventre, n’est-ce pas ? Résultat des courses : un grand saut sans retour au fin fond de votre sac poubelle. C’est précisément ce genre de gaspillage qui est le plus préjudiciable, sorte de surplus alimentaire trop minime pour justifier un don à une association caritative. 

Mais c’était sans compter sur les brillants cerveaux londoniens ! Grâce à la technologie, des chercheurs en tout genre ont développé de nombreuses applications destinées à connecter les communautés entre elles dans une optique de "food-sharing". Vous voyez que les smartphones ne font pas que du mal. 

La mise en application de l’anti-gaspi

Parmi ces plateformes, Olio fait figure de locomotive. Plus de 85 000 utilisateurs ont été séduits par le concept : on poste une photo de ses restes de nourriture en attendant qu’une personne affamée ne manifeste son envie. Quand l’offre créé la demande. D’autant qu’Olio peut aussi compter sur une brochette de volontaires prêts à donner de leur temps pour aller récupérer les surplus chez les commerçants partenaires. 

Si certains se content de récupérer les surplus alimentaires, d’autres préfèrent recréer à partir de restes. C’est le cas de l’application Snact qui se sert des fruits et légumes indésirables pour concocter des encas de toute sorte. Dans le même genre, Rejuce récupèrent les mêmes produits pour les changer en délicieux smoothies. Et c’est tout le gaspillage qui boit la tasse. Enfin, l’appli Sole Share permet aux clients de commander une quantité au gramme près de poisson afin d’éviter les surplus. Le meilleur moyen pour lutter contre le gaspillage de nourriture reste donc de bien se connaître. Socrate avait vu juste. 

Source image : © Huff Post / The Blue Review

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