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Madame le maire veut faire de Turin « une ville végétarienne »

Un grand coup de pied dans la fourmilière des coutumes gastronomiques turinoises

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 29 août 2016

Antoine Lebrun

Madame le maire veut faire de Turin « une ville végétarienne »

La coutume a ses limites. A Turin, capitale du Piémont, viandes et charcuteries sont reines. Une habitudes ancestrales que la nouvelle maire de la ville entend endiguer. Depuis son élection en juin dernier, Chiara Appendino a affirmé vouloir faire de Turin « une ville végétarienne » respectueuse de l’environnement et des animaux. Une annonce qui a eu le chic de mettre les producteurs de viande en rogne.

La première capitale du royaume d’Italie prépare sa révolution gastronomique. Mondialement réputée pour ses victuailles basées sur la viande et la charcuterie, la ville de Turin a subitement changé de cap. Fini le temps du braisé au barolo, de la finanziera, et autres traditions locales ancestrales, : place au régime végétarien. Une décision aussi soudaine que controversée, conséquence directe des dernières élections municipales de la ville.

En juin dernier, la mairie turinoise voit débarquer une nouvelle locataire. Cette locataire, c’est Chiara Appendino. Nommée par la population, l’élue prône l’adoption d’un mode de vie sans viande voire sans produits laitiers. Objectif : "assurer la protection de l’environnement, la santé et le bien-être des animaux", selon le Guardian. Issue du mouvement politique cinq étoiles (M5S), la jeune maire de 31 ans souhaite donc changer les (mauvaises) habitudes alimentaires des Italiens grâce à une campagne végétarienne visant à encourager une économie plus respectueuse de l’environnement. 

Les producteurs de viande montrent les crocs

Une annonce qui a, comme il fallait s’y attendre, provoqué moult réactions, notamment sur les réseaux sociaux où la stupeur à succédé aux moqueries initiales. Si les internautes jouent la carte de l’absurde avec des tweets du genre "si vous désobéissez à l’agenda du maire, vous irez au lit sans dîner", les producteurs de viandes tremblent et voient rouge devant tant de volonté. Car avec ses déclarations, la maire de Turin tire une sacrée balle de le pied des professionnels ayant contribué à la réputation du Piémont depuis tant d’années. 

Mais heureusement, Chiara Appendino, peut compter sur sa nouvelle conseillère à l’environnement Stefania Giannuzzi pour apaiser cette tension palpable et grandissante : "Nous ne voulons pas fermer les petits magasins ou ruiner les gens qui ont travaillé durant des années pour développer l’héritage gastronomique et vinicole de la région du Piémont", a-t-elle assuré au Corriere della Sera. Car le véritable but du programme reste avant tout de promouvoir la culture végétarienne en sensibilisant les jeunes par le biais de programmes éducatifs respectueux de la culture animale. 

De quoi calmer les ardeurs de producteurs à la colère facile ? Pas sûr… L’an dernier, une déclaration de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) révélant le caractère cancérigène de la charcuterie avait lancé les hostilités. Les producteurs piémontais avaient alors accusé l’organisation de "terrorisme anti-viande". Si tous les terroristes pouvaient en faire autant. 


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Source image : © Addresschic / Sott / Eatpiemonte / Topsy / Pinterest

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