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Quand le pain invendu se change en bière

Dur dur d’être imbibé

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 10 déc. 2016

Antoine Lebrun

Quand le pain invendu se change en bière

En boulangerie, le pain perdu en fin de journée termine souvent sa course à la benne. Et comme le disent les italiens, c’est pas bene du tout. Alors pour sauver les pertes, une organisation américaine a eu la succulente idée de récupérer la levure du pain pour en faire de la bière. Il vous reste du pain sur la planche ? Buvez-le ! Le pain et levain.

Que faire du pain perdu ? Lorsqu’elles ferment boutique, les boulangeries ont encore souvent du pain sur les étals. Pour ces restes, deux solutions : le pain perdu ou la poubelle. Sale habitude. Plutôt que d’accumuler les invendus, une organisation américaine a décidé d’en faire de la bière. Cette confrérie, c’est 412 Food Rescue. Basée à Pittsburgh en Pennsylvanie, celle-ci travaille avec nombre de commerçants, grossistes, restaurateurs et traiteurs pour récupérer la nourriture destinée à être jetée et la redistribuer aux plus démunis. 

Si elle se consacrait jusqu’alors à la redistribution, la banque alimentaire a vu germer une riche idée le mois dernier : brasser une bière grâce à la levure présente dans les invendus de pain. En moins de temps qu’il n’en faut pour descendre une chope, les bénévoles de 412 Food Rescue ont signé un partenariat avec une brasserie locale, la East Brewing Company, histoire de faire de leur désir une savoureuse réalité. Et quand on sait que le pain représente environ 12 % du total des déchets alimentaires, on les félicite des deux mains.

Nous récupérons beaucoup de pain, à tel point que même en travaillant avec 200 associations, on ne pouvait pas tout redistribuer. Nous avons donc décidé d’en faire bon usage en le transformant en bière Leah Lizarondo, cofondatrice de l’organisation

Des pains qui se mangent sans soif

Après quelques semaines de production, les fourneaux tournent plein fer. Plus de 800 bouteilles ont déjà été remplies, et revendues, par deux, à environ 47 euros (pas de panique, on parle de growlers, soit d’énormes bouteilles de 2 litres). S’il s’agit encore et toujours d’un "test", l’expérience pourrait bien se populariser en cas de succès. Pour Scott Smith de la brasserie East End Brewing Company, cette création gazeuse est destinée à "prendre la température et voir s’il y a une demande pour une bière de ce type". Et quand on parle de bière, la température grimpe toujours un peu.

D’autant que la démarche durable de la production ne s’arrête pas à la simple levure. Les céréales utilisées pour la conception du breuvage sont par la suite envoyées à des fermes pour nourrir le bétail. Dans le même temps, l’eau est récupérée et les matériaux d’emballages recyclés. Et bonne nouvelle pour ceux à qui la bière ne suffit plus : la banque alimentaire envisage également de préparer un pommeau (une excellente liqueur de calva) à base de pommes sauvages ramassées dans le voisinage de Pittsburgh. En exclu mondiale, on vous donne même la date de mise en vente du produit fini…c’est AUJOURD’HUI ! A vos goulots…


A Bruxelles, une jeune brasserie s’est, elle aussi, spécialisée dans la fabrication de bières à partir du pain invendu des supermarchés. 

Source image : © 412 Food Rescue

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