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D'ici 2030, les sacs Gucci et Saint-Laurent seront en cuir écolo

"Vous, ronds-de-cuir..."

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 2 janv. 2017

D'ici 2030, les sacs Gucci et Saint-Laurent seront en cuir écolo

Ca bouge chez les grands créateurs. D’après vous, quel est le point commun entre Yves Saint-Laurent et Gucci ? Les deux institutions s’apprêtent à adapter leurs créations avec un cuir écologique, d’origine non animale, et donc exempt de toute cruauté. Un grand pas pour l’Homme et l’humanité.

Sacs, manteaux, chaussures, accessoires… Aujourd’hui, le cuir est partout. A partir de là, difficile de contourner la tendance du marché avec un produit un poil moins cruel envers la condition animale. Car si la fourrure déchaîne les passions, le cuir dépourvu de poil passe bien mieux auprès d’une société un peu schizophrène. Eh oui, un manteau de fourrure n’est pas forcément pire qu’un joli petit perfecto de cuir. Mais du côté des grandes marques, les lignes commencent à bouger.

Certains grands noms comme Stella McCartney, Gucci, Puma ont tout bonnement décidé de refusé d’associer leur marque à l’utilisation animale. Même son de cloche pour François Henri-Pinault, grand patron de Kering - qui fournit seize marques de luxe -, qui a fait le pari, en 2012, de changer la totalité de sa production et d’opter pour un plan plus écolo et durable. Alors que les conditions de production du cuir impliquent déjà l’exploitation de sous-traitants et une pollution inutile, le fameux mari de l’actrice Salma Hayek compte bien faire fleurir son chiffre d’affaires grâce à une idée novatrice et forcément bienvenue. 

Tanner le cuir au cuir

Un peu de patience : l’idée ne devrait voir le jour qu’en 2030. Une invention qui "permettrait de créer du cuir à partir de cellules animales vivantes, explique François Henri-Pinault dans une interview accordée au magazine Bloomberg. Ces cellules seraient extraites à partir de la peau d’un animal vivant, puis cultivées afin de fabriquer un cuir transparent". Objectif final : mettre un terme définitif à la souffrance animale, à la pollution des eaux salies par le cuir et aux productions massives qui mettent en péril certaines espèces. 

L’information aurait pu passer inaperçue. Sauf que quand on pèse 13 milliards de dollars, on est tout de suite pris au sérieux. Pinault a ainsi la ferme intention de faire de ses entreprises des modèles à l’éthique irréprochable, en passant également par des emballages en papier et des productions mieux contrôlées. Parmi les priorités du chef d’entreprises, celle de revoir les méthodes de production de cuir en peau de python pour la marque Gucci, qui reste encore un tabou. Le simple mot "défis" apparait 34 fois dans son rapport de challenges à mener. C’est dire si le garçon est motivé. 

Source image : © BFM Business / Pixabay

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