En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.

Marina DeBris, des déchets pour l’habit

La croisade anti-déchets d'une reine de la mode débarque sur les podiums

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 4 oct. 2016

Antoine Lebrun

Marina DeBris, des déchets pour l’habit

Une ode au recyclage sans limite. Marina DeBris est une créatrice d’un genre nouveau. Aux diables les inestimables tissus, le dada de cette australienne, c’est le détritus abandonné sur la plage. Une fois récupérés, les déchets sont changés en magnifiques accessoires de mode. "OMG, c’est quoi ta nouvelle robe, du cachemire ? Non non, c’est de la bouteille de lait."

Des déchets, on en a par-dessus la tête. Ca tombe, on a des tonnes d’idées pour les recycler ! Pendant que certains les changent en gaz de ville, d’autres en font des bars ou des médailles pour les Jeux olympiques. La liste est encore longue et vient de s’allonger encore un peu plus. Désormais, les déchets débarquent sur les podiums. Grace à qui ? Grace à Marina DeBris (et oui, c’est vraiment son nom). 

Cette créatrice australienne a décidé d’aller récupérer les déchets abandonnés (plastique et fils de pêche notamment) sur les plages de Sydney et de Los Angeles pour se faire la main. Intitulée Beach Couture : A Haute Mess, sa collection a été présentée le mois dernier au pavillon Bondi, juste en face des fameuses plages de Sydney. 

Un travail minutieux et talentueux qui a même été plébiscité par The Guardian, média de référence outre-Manche. En même temps, il en faut du talent pour réussir à nous donner envie de porter nos déchets ménagers sur le dos… 

La reine des "Trashion Designer"

Marina DeBris caractérise à elle seule un genre nouveau dans le monde fermé de la mode. Et elle n’a pas besoin qu’on l’explique pour elle puisqu’elle se définit elle-même comme une "Trashion Designer" (astucieux mix entre "trash" pour poubelle et "fashion" pour mode). A travers cette collection on ne peut plus originale, la créatrice espère permettre aux "déchets que nous créons de continuer à venir nous hanter". A priori, c’est réussi. 

Mais alors pourquoi cette idée ? Envie soudaine ou désire tenace ? Pour le savoir, retour 6 ans en arrière. A l’époque, Marina DeBris a déjà la fibre écolo. Lassée de gaspiller son temps à ramasser les déchets sillonnant les bords de plages, elle décide de s’engager en tant qu’artiste militante pour la cause environnementale. 

Elle créé un projet intitulé "Washed Up - Pollution Reborn as Art" ("Nettoyés – la pollution renaît sous forme d’art"). Son concept : immortaliser la pollution sous forme d’art afin de marquer les esprits et faire évoluer les consciences. Apothéose en septembre dernier avec son défilé qui montre à quel point les détritus ont plus de classe sur un podium que sur la plage. L’inspiration n’a plus de limite. 

Source image : © Marina DeBris

Récompensez ce chroniqueur par un like !
Dossier Dossier Déchets et gestes

Rejoins le projet Hellodemain et fais partager aux autres tes découvertes

Je participe


Les dossiers liés

Rejoins le projet Hellodemain
et fais partager aux autres tes découvertes

Je participe