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Au Guatemala, de vieux vélos pour changer de vie

De l'électricité au bout des pieds

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 20 juin 2016

Antoine Lebrun

Au Guatemala, de vieux vélos pour changer de vie

Pas besoin de miracles technologiques pour avoir des idées. Au fin fond du Guatemala, un homme a eu l’ingéniosité de transformer de vieilles bicyclettes en appareils électroménagers. Machine à moudre le café, à traiter le maïs ou encore mixeur, les vélos parcourent tous les terrains.

Avec un bon coup de pédale, on peut franchir les cols les plus abrupts. Mais une fois dépassés, les vélos sont souvent laissés de côté et moisissent au fond d’une cave ou d’une décharge. Et ça, c’est précisément le dada de Carlos Enrique Maroquin. Comme son nom ne l’indique pas, le garçon est guatémaltèque. Depuis 2001, il recycle de vieilles bicyclettes laissées à l’abandon aux Etats-Unis, au Canada, en Italie et même en France. Après quelques heures de travail acharné, Carlos Enrique change ces bolides usagers en appareils électroménagers aussi utiles qu’ingénieux.


Des vélos tout terrain

Ces machines tout droit sorties de son imagination, Maroquin les appelle les bicimáquina. "Chaque bicimáquina est faite main dans notre laboratoire en utilisant de vieilles bicyclettes, du ciment, du bois et du métal. Nous avons créé des modèles originaux, pratiques et économiques." Au menu, on trouve des machines pour pomper l’eau, moudre le café, traiter les grains de maïs, fabriquer du shampooing à l’aloe vera ou encore préparer des jus de fruits. L’objectif de Carlos Enrique : ne jamais utiliser d’électricité ! 

Maya Pedal et jamais ne s’arrête

Son art, l’artisan en a fait un organisme à but non lucratif : Maya Pedal. C’est dans la petite ville de San Andrés Itzapa, au sud du Guatemala, que la petite entreprise s’est implantée. Dans l’atelier, des femmes pédalent pour fabriquer un précieux shampooing à l’aloe vera qui, une fois vendu, leur permettra de dégager des revenus pour vivre. Mieux encore, une partie des fonds récoltés seront investis dans des projets de reforestation locale. La bonté incarnée. 


Enfin, Maya Pedal remet des vélos sur pied à partir de pièces récupérées un peu partout. Une fois rénovées, ces bicyclettes sont vendues à la population locale pour un prix très abordable. Fort d’une popularité grandissante, l’association est devenue la pierre angulaire de la ville où l’on peut tout faire : aiguiser une machette comme réparer un ballon de football. Qu’on se rassure : Carlos Enrique Maroquin mène le peloton d’une main de maître. 

Source image : © worldwidecyclingatlas.com

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