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Ces Français qui mettent le Cambodge en lumière

L'association "Lumières sur le Mékong" offre un avenir plus clair aux Cambodgiens

Ecrit par Arthur Vernassière Publié le 7 juin 2016

Arthur Vernassière

Ces Français qui mettent le Cambodge en lumière

Au Cambodge, l’électricité est une denrée rare. A des années-lumière de nos univers très connectés, les héritiers de la civilisation Khmer voient leur quotidien métamorphosé dès qu'ils peuvent vivre avec un peu de lumière. L’association Lumières sur le Mékong a décidé de fournir des lampes aux enfants des zones rurales. Notre chroniqueur Arthur Vernassière nous offre un zoom sur cete initiative simple mais aussi fondatrice que bénéfique pour l'avenir du pays.

La lumière et ses contrastes. En Europe, une simple panne d’électricité peut faire la une des journaux et suffit à semer la panique et l’inquiétude. Plus de télévision, de console de jeu et d’Internet… Pauvres petits Occidentaux que nous sommes. Pendant ce temps-là, de l'autre côté du monde, certains sont plongés dans la pénombre le plus clair de leur temps. D’après la Banque Mondiale, 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’électricité et 2,8 milliards ne parviennent à l’acquérir qu'après avoir utilisé des produits de biomasse ou du bois. Comme dans toute l'Asie du Sud-Est, au Cambodge, la lumière se fait rare et les habitants s’y sont faits. Mais une association compte bien bouleverser leur quotidien.


"Je m’intéresse au Cambodge depuis longtemps, raconte Laurent Talou, fondateur de l’association 'Lumières sur le Mékong'. Il y a 18 ans, je me suis fait des amis cambodgiens, et le chemin s’est fait progressivement. J’ai commencé par parrainer des enfants, puis nous avons décidé de créer une structure". Cette structure, c’est Lumières sur le Mékong, une association créée en 2013 ayant pour but de fournir de la lumière aux Cambodgiens. Dans ce pays de 16 millions d’habitants, seuls 13% des ruraux et 54% des urbains reçoivent l’électricité. C’est peu.

Une lampe qui éveille les sens

Si l’école cambodgienne est obligatoire, de nombreux enfants ne s’y rendent pas. La faute à la misère qui pousse les parents à les envoyer au charbon et à vendre des cartes postales aux touristes dès le plus jeune âge. Quant à ceux qui sont scolarisés, ils sont dans l'incapacité de faire leurs devoirs du soir. Cela s’explique notamment par l’absence de lumière à la maison. C'est justement vers ces enfants-là que "Lumières sur le Mékong" vient en aide. L’association s'est donnée pour mission d’offrir une lampe à chaque jeune habitant de la province de Prey Veng, la plus pauvre du pays. "Nous nous sommes dit ‘pourquoi pas créer une structure intelligente qui fonctionnerait bien sur le terrain en prenant en compte le contexte ?’, précise Laurent Talou. Nous créons les lampes et tout le matériel directement sur le site, ce qui nous permet de les suivre sur le long terme. Nous avons pensé au côté pérenne et efficace de l’association. Nous travaillons avec les directeurs d’écoles, réalisons des enquêtes sociales sur le terrain et rendons visite aux familles qui en ont vraiment besoin. Puis, nous donnons les lampes aux enfants gratuitement".


Le Cambodge, précurseur solaire ?

Ces innovations ont un véritable impact économique pour l’avenir du Cambodge. Créées directement sur place, les lampes fonctionnent à l’énergie solaire. Pendant que l’énergie nucléaire perdure et ne laisse que les miettes au solaire en France, le Cambodge développe peu à peu, et dans ses zones les plus pauvres, de l’énergie propre. "Le Cambodge est un des pays les plus ensoleillés au monde, c’était donc vraiment à développer. Mais le solaire a quand même un coût. La solution pérenne, c’est l’équipement individuel en panneau solaire, les réseaux étant trop coûteux". C’est pourquoi l’association aide également à l’installation de panneaux photovoltaïques à domicile, assurant ainsi un avenir électrique aux habitants. La consommation électrique des familles étant nettement moins gourmande qu’en Europe, cela suffit à assurer leurs besoins en électricité !


Le sourire de l’avenir

"Quand vous voyez la réaction des gens, c’est quelque chose d’énorme", s’enthousiasme Laurent Talou. L’accès à la lumière permet aux enfants d’étudier et donc de maîtriser davantage leur avenir. La lampe personnelle facilite leurs longs trajets du matin et de la fin de journée, notamment en hiver, souvent effectués en bicyclette. "Imaginez quand vous vivez avec des lampes à pétrole, ajoute le fondateur. Lorsqu’elles se renversent, elles peuvent brûler les maisons et causer des blessures aux enfants, sans compter que l’éclairage produit est très faible". Le changement est donc considérable !


Une éclaircie dans la pénombre

Pédagogique et culturel, l’impact de ces apports de lumière sur le pays se voit aussi en termes de qualité de vie. Nombreux sont les Cambodgiens à vivre de la pêche. Avec ces lampes, la pêche de nuit devient possible, et ils peuvent surtout cuisiner leurs prises en soirée.

Sans chercher l’accès à un niveau de vie très élevé, les Cambodgiens nous donnent une bonne leçon de bonheur intérieur brut. Voici un exemple de solution simple qui évite les dépenses d'énergie. Il suffit parfois de petites inventions pour faire briller les yeux et améliorer l'avenir... Et si cela nous inspirait ? 

Source image : © travelagentcentral.com/lumieressurlemekong.com

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