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Kara, le nouveau diamant de l’éclairage public

La reine des podiums prend la lumière

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 21 juil. 2016

Kara, le nouveau diamant de l’éclairage public

L’éclairage public, c’est 40% des dépenses énergétiques des communes. Et bien souvent, la lumière sert à veiller les morts dans de nombreux villages désertés à la nuit tombée. Pour réduire les frais, une société française a créé Kara, un lampadaire intelligent qui ne s’allume qu’en cas de besoin. Bienvenue dans l’ère de la lumière à la demande.

L’éclairage public vit des heures bien sombres. Très chers, polluants et parfois peu fiables, les systèmes de lumière de villes ne répondent absolument plus aux exigences économiques et environnementales actuelles. Il est donc temps de trouver une alternative valable et ingénieuse. Il suffisait de demander : Kawantech, une entreprise française, a inventé un lampadaire à faible consommation capable de s’allumer qu’en cas de nécessité. En bref : la lumière s’allume lorsqu’un humain ou une personne s’en approche et s’éteint lorsque la rue est déserte. "Ceci est une révolution !"

Kara colle en tête

Kara. Notez bien ce nom dans un coin de votre tête car il pourrait vite vous apporter la lumière (même si vous ne l’avez pas forcément à tous les étages…). Vous l’aurez compris, Kara c’est le nom donné à cette innovation spectaculaire, lauréate du concours EDF Pulse. Venons-en à présent aux faits : Kara s’installe très facilement sur n’importe quel lampadaire LED standard. Grâce à son analyseur de masses lumineuses, il décèle les variations de luminosité avec une précision à toute épreuve. Résultat : il reconnaît les objets en mouvement et s’adapte à eux. 

Vous pensez toujours qu’il s’agit d’un énième gadget prédestiné à tomber aux oubliettes ? Attendez un peu… Lorsqu’il s’allume, le système analyse vitesse et trajectoire de l’individu ou de l’objet et s’oriente dans la bonne direction afin d’offrir l’éclairage le plus efficace. Mais ça n’est pas tout. Kara accompagne également le mouvement et communique l’information à ses camarades qui n’auront alors qu’à reproduire l’action. Et n’allez pas penser que l’invention est défaillante : Kara est trop intelligent pour se laisser berner par le passage d’un minuscule insecte. Le système a des yeux et repère piétons, cyclistes et voitures à plus de 40 mètres. Qui peut le stopper ?

Sa mission : fracturer la facture

En quoi est-ce un progrès considérable ? En général, les lampadaires urbains éclairent à peu près tout sauf ce qu’il faut. Alors oui, on a de beaux murs allumés, un bitume brillant et des chats de gouttière visibles à des kilomètres, mais on s’en tamponne. En moyenne, l’éclairage public représente 40% de la facture énergétique globale d’une commune. Ca tombe bien : avec son projet, Kara promet de 60 à 80% d’économies. Et quand on sait que le monde compte la bagatelle de 300 millions de luminaires, il y a de quoi avoir des étoiles dans les yeux. 

Les projets c’est bien, les faits c’est mieux. Alors pour éviter de rester un vulgaire fantasme inaccessible, Kawantech a pris les devants en testant son invention pendant près d’un an à Toulouse. Et ça marche du tonnerre. La prochaine étape à franchir est donc celle de la commercialisation. Et là encore, la société française a les dents longues et espère équiper le monde entier. Ni plus ni moins. Combien pour cette merveille ? 200€ pour l’instant mais Yves Le Henaff, big boss de Kawantech, prétend pouvoir diviser ce prix par deux grâce au développement de la production. Kara, c’est la lumière réfléchie. 

Source image : © kawantech.com / blenderclan.tuxfamily.org/

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