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A la découverte des Bajau, les nomades de la mer

La belle vie au coeur de l'océan

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 18 août 2016

A la découverte des Bajau, les nomades de la mer

A l’heure où la contestation politique fait rage dans le monde entier, une communauté d’originaux a décidé de quitter la terre ferme pour investir l’océan. Eux, ce sont les Bajau et ils vivent en toute liberté au fin fond de l’Asie du Sud, sans hiérarchie ni disparités. Une vie à contre-courant rythmée par les flots.

A une époque où le climat politique français se fait de moins en moins respirable, beaucoup sont ceux à rêver de grands espaces sans hiérarchie ni obligations. Une envie d’ailleurs tentante mais difficilement réalisable. Pourtant, à l’autre bout du monde, une communauté a décidé de quitter la terre ferme et ses restrictions pour s’installer…sur l’eau. Vous les trouvez barjots ? Appelez-les plutôt les Bajau. Ces nomades de la mer viennent de Brunei, d’Indonésie, de Malaisie orientale ou encore des Philippines et ont fait le choix de vivre en harmonie avec la nature. 

Les Bajau n’ont rien de conventionnel : sans nationalité ni hiérarchie, ce peuple occupe des villages marins ne figurant sur aucune carte, loin de toute forme de civilisation. La majorité d’entre eux séjourne sur les petites îles et les côtes de l'île de Sulawesi en Indonésie. Dans cette communauté, pas de place pour les disparités : les hommes sont l’égal des femmes et personne ne peut prétendre diriger les troupes. Un mode de vie alternatif et rafraîchissant pour lequel France 2 a récemment consacré un joli reportage. 

Une oreille unique penchée sur l’océan

S’ils ne savent ni lire ni écrire, les Bajau disposent de nombreux autres atouts. A bord de leurs pirogues en bois - aussi appelés lepa lepa -, ils ont pour habitude de coller leur oreilles à la surface de l’eau. Une technique ancestrale qui leur permet de déceler les mouvements des poissons mais aussi de ressentir d’éventuelles catastrophes via les mouvements sismiques des fonds marins. Ce fut notamment le cas en décembre 2004 lors de l’énorme tsunami qui ravagea une partie de l’Asie. Alertés par leur ouïe exceptionnelle, les Bajau ont pu prévenir de nombreux touristes du drame à venir. L'oreille bionique. 

S’ils passent le plus clair de leur temps sur leurs embarcations, les Bajau ont parfois besoin de se mettre à l’abri quand la tempête approche, les canots n’étant pas adaptés aux mers agitées. C’est pourquoi ils se construisent également de petites maisons sur pilotis aux environs des sites de pêche. Histoire de se reposer après des journées de sport intense. 

Comme des poissons dans l’eau

La pêche, parlons-en : niveau alimentation, c’est 100% poisson. Les autochtones vivent et survivent de la pêche et ne se nourrissent que de leurs moissons quotidiennes. Mélangée avec un peu de riz ou de fruits trouvés dans la jungle, la pêche reste la seule protéine animale ingérée par les membres de la communauté. Et ils se portent très bien, merci pour eux. 

Plongés dans le grand bain de l’océan dès 3 ans, les enfants deviennent vite de très bons nageurs capables de descendre jusqu’à 70 mètres de profondeur. Qu’ils soient homme ou femme, enceinte ou pas, tous se jettent à l’eau pour faire vivre la communauté. Une solidarité à toute épreuve qui permet aujourd’hui encore au peuple nomade de perdurer à contre-courant du monde actuel. Alors, prêts pour le grand saut ? 


Source image : © Rehahnphotographer / French.peopledaily

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