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A Londres, Greenpeace dénonce le statu quo de la pollution

L'initiative qui ne manque pas d'air

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 19 avr. 2016

Antoine Lebrun

A Londres, Greenpeace dénonce le statu quo de la pollution

A Londres, les statues aussi ont les poumons qui souffrent. Hier matin, des activistes de l’ONG Greenpeace ont placé des masques de protection sur le visage de plusieurs statues de la ville. Une initiative visant à souligner l’urgence de la situation de l’air londonien.

Nous vous parlions il y a quelques semaines d’une armée volante de pigeons à la rescousse de la pollution de Londres. Les volatiles ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la qualité de l’air de la capitale britannique, l’une des villes les plus polluées d’Europe. Des activistes de Greenpeace ont entrepris de placer des masques sur de célèbres statues londoniennes. L’objectif reste le même : dénoncer et inciter à la réaction. 

Sherlock Holmes, Winston Churchill…et Thierry Henry

Hier matin, les Londoniens ont découvert de nombreuses statues au visage recouvert par un masque de protection respiratoire. Oliver Cromwell, la reine Victoria, Sherlock Holmes, Winston Churchill ou encore Thierry Henry (oui oui le footballeur...) ont subi les foudres des activistes de Greenpeace. Au total, 18 oeuvres ont été « protégées ». Une initiative évidemment reprise en boucle par les médias (dont on fait pour une fois partie) et surtout sur les réseaux sociaux. De quoi s’assurer un coup de pub efficace. 

Pour atteindre le sommet des statues, les aventuriers se sont munis de matériel d’escalade et de casques de sécurité frappés du logo Greenpeace. Si aucune chute n’est à déplorer, les ennuis ont débuté un fois de retour sur la terre ferme pour les grimpeurs engagés. 

Visages masqués et mains liées

C’était prévisible et c’est arrivé. Certains activistes ont été arrêtés par les autorités. The Independent a relaté les propos du porte-parole de la Met, la police de la ville : “Les deux personnes sur la statue de Cromwell ont été priées de descendre, elles ont été arrêtées. Quatre personnes au total ont été arrêtées, en relation avec ce qui s’est passé.” 

Des arrestations sans grandes conséquences tant l’action est louable. D’après une étude récemment réalisée par le think tank Policy Exchange et l’université King’s College London, 25 % des élèves londoniens inhalent des quantités trop élevées de dioxyde d’azote. Autre donnée significative : la commission européenne sanctionne les pays dépassant le seuil d’alerte plus de 35 jours par an. En 2011, Londres dénombrait 57 “mauvaises journées”. Si le ciel est souvent gris à Londres, ça n’est pas toujours la faute du temps. 



Source image : © greenpeace.org.uk

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