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A sec, le Zimbabwe vend ses animaux pour les sauver

En attendant qu'il pleuve des trompes d'eau

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 24 mai 2016

Antoine Lebrun

A sec, le Zimbabwe vend ses animaux pour les sauver

Animaux à vendre. Victime d’une nouvelle sécheresse dévastatrice, le Zimbabwe a décidé de vendre des animaux - des éléphants notamment - pour récolter les fonds nécessaires à la survie des autres occupants des réserves naturelles. Un nouvel animal de compagnie, ça vous tente ?

Le Zimbabwe est à sec. En proie à une grave sécheresse, le pays d’Afrique du Sud-Est subit par la même occasion une famine ravageuse. Une situation dont s’est alarmée l’ONU début mai, estimant qu’il fallait dégager 290 millions de dollars pour nourrir les 4,5 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Malgré quelques gouttes de pluie tombées entre mars et avril, il était déjà trop tard pour que les récoltes repartent. Un mal dont souffrent les habitants mais aussi les animaux, très présents dans les nombreuses réserves naturelles du pays. 


Face à cet alarmant constat, les autorités zimbabwéennes ont décidé d’abattre leur dernière carte en sauvant tout ce qu’ils pouvaient. Et ceux qu’ils peuvent épargner, ce sont les animaux ! La sécheresse de 1992, comparable à celle-ci, avait décimé des milliers d’entre eux. Pour éviter la récidive, une publicité parue dans un journal appartenant à l’Etat appellent "les gens qui le peuvent" à "acheter et s’occuper d’animaux sauvages". Objectif : assurer leur survie et récolter des fonds pour sauver les animaux restants. Gagnant-gagnant. 

De l’eau pour les éléphants

Confirmée par Caroline Washaya, porte-parole des parcs nationaux du Zimbabwe, cette information n’est pas forcément surprenante. "Tous nos parcs nationaux sont dans les régions les plus sèches et la grande question face à cette sécheresse c’est de savoir qui va nourrir et donner à boire à la faune", explique Jerry Gotora, défenseur de l'environnement et ex-directeur de l'autorité des parcs nationaux du pays


Déjà meurtris par l'absence d'eau, les parcs nationaux sont en plus surpeuplés. Oui oui. Depuis des décennies, les éléphants pullulent dans les réserves naturelles du pays et leur présence pose problème. Ces dernières années, le Zimbabwe avait déjà dû en vendre, à la Chine notamment, pour réduire la population des parcs, alors deux fois supérieure à leur capacité maximale. L’initiative est belle mais des doutes persistent. Pas sûr que vendre des éléphants aux Chinois soit l’assurance de leur survie en revanche. De là à ivoire un intérêt particulier…

Source image : © geographical.co.uk

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