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Des trésors cachés dans les poubelles de New York

Les déchets des uns font le bonheur des autres

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 15 mars 2016

Des trésors cachés dans les poubelles de New York

Pendant des années, un ancien éboueur a arpenté les rues de New York en ramassant des objets jetés. Avec ses récoltes, il a ouvert un entrepôt de plus de 1.000 m2 regroupant environ $160.000 de biens à l'intérieur. Ça vous en bouche un coin ? Nous aussi !

12.000 ! C'est en tonnes, la quantité quotidienne de déchets produite par la ville de New York. S'ils sont souvent alimentaires, des centaines d'objets en tout genre y sont aussi abandonnés. Ces objets, Nelson Molina les ramasse depuis plusieurs décennies. Des trouvailles que celui qui a été éboueur pendant 34 ans dans la Grosse Pomme a d'abord entreposées dans un minuscule local, dans un coin de son dépôt du quartier d'East Harlem.

Mais les prises ont commencé à se succéder et l'homme d'origines hispaniques a dû annexer le vestiaire de ses collègues puis finalement tout le reste de l'étage. C'est donc dans plus de 1.000 m2 de locaux qu'il conserve aujourd'hui ses récoltes sur un fond de musique des années 40 et sous un nom vendeur : "Treasures in the Trash" (Trésors dans les ordures).


De l'argent jeté à la poubelle

Un nom accrocheur pour un business lucratif ? Pas du tout ! S'ils trouveraient aisément preneurs, tous ces objets n'ont jamais été destinés à la vente. Si Nelson Molina les a un jour ramassés dans la rue, c'est uniquement parce qu'ils lui plaisaient. Hors de question pour lui de les vendre. Pourtant, le "propriétaire" estime le total à $160.000. Des paires de skis aux authentiques vitraux d'églises en passant par des photos de familles inconnues, on y trouve absolument de tout. 


Un manifeste anti-gaspillage

Le but est double : nettoyer un peu les rues tout en alimentant une sorte de "musée des ordures". Car l'entrepôt de Nelson Molina ressemble aujourd'hui plus à une exposition organisée au fil des années. "C’est vraiment bien fait. On voit l’évolution du quartier", s’émerveille Martin Bellew, ancien collègue de Nelson, dans des propos relayés par 20 Minutes. Pourtant, l'endroit n'est pour l'heure pas encore ouvert au public, seules quelques rares visites étant organisées.

Ce qui n'empêche pas le maître des lieux d'agencer son espace : toutes les pièces sont réunies par thème et rangées sur des tables distinctes. Au détour d'une de ces tables, la pièce phare de la collection selon Nelson Molina : une étoile de David couleur rouille, sculptée dans de l’acier du World Trade Center, en hommage à une victime du 11 Septembre 2001. Le "musée" prend alors des airs de manifeste anti-gaspillage. Et nous rappelle à tous à quel point nous jetons n'importe quoi.

Tout ça donne forcément envie d'en savoir et surtout d'en voir un peu plus. Ce reportage du Guardian est justement là pour vous transporter à Harlem chez Nelson Molina.

Source image : ©urbanomnibus.net

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