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Diego, la tortue accro au sexe qui a sauvé son espèce

Déjà père de 800 tortues, Diego a encore de l'amour à donner...même à plus de 100 ans !

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 16 sept. 2016

Diego, la tortue accro au sexe qui a sauvé son espèce

Relancer une espèce en voie d’extinction ? Une mission taillée sur-mesure pour Diego. A plus de 100 ans, cette tortue s’est occupée de sauver son espèce en étant à l’origine de quelque 800 enfants. Une infatigable machine à procréer qui sévit sur l’île d’Española, au sud de l’archipel des Galapagos. Papy fait de la résistance.

Diego, libre dans sa tête. Michel Berger ne pensait pas si bien dire. 26 ans après la chanson de l’artiste défunt, une tortue géniale a décidé de lui rendre hommage. A mille kilomètres au sud de l’Equateur, dans l’archipel des Galapagos, Diego la tortue est lui aussi une vedette. A plus de cent ans, l’animal, appartenant à l’espèce Chelonoidis hoodensis, pèse près de 80 kilos pour 90 centimètres de long et jusqu'à 1,50 mètre de haut en plein étirement. Et des étirements, Diego en a besoin pour exercer son art. Ah d’ailleurs, l’art en question, c’est le sexe. 

Il fut un temps où Diego et ses semblables étaient en voie d’extinction. Mais ça, c’était avant. Avant que le Diego se découvre une libido à faire pâlir les plus grandes vedettes du cinéma érotique. Aujourd’hui, la tortue affamée serait le père de 800 enfants. Ca fait cher en allocs… Une sexualité effrénée qui a permis à Diego de repeupler son espèce à lui seul. Une certaine idée du sacrifice. 

Il a contribué énormément au repeuplement de l’île Española où vivent ses progénitures Washington Tapia, conseiller du Parc national des Galapagos (PNG) pour la préservation des tortues

Le padre de 40 % de son espèce

"Diego". Ca fait un peu latin lover, vous ne trouvez pas ? Ca lui va comme un gant. Importé du zoo américain de San Diego en 1976, l’animal porte depuis le nom de son origine. Car oui, la tortue a été rappelée à la rescousse pour offrir des saillies à la pelle. Pourquoi ? Parce qu’il y a 50 ans, les tortues de l’espèce de Diego n’étaient plus que 14 (2 mâles pour 12 femelles) sur l’île Española, située dans le sud de l’archipel. Repéré par une campagne internationale, Diego a dépassé toutes les espérances de la communauté scientifique. 

Ils étaient dispersés à travers toute l'île, donc c'était impossible qu'ils puissent se reproduire Washington Tapia

C’était sans compter sur Diego la machine de guerre. Entouré de six femelles pour lui tout seul, le mâle dominant vit dans un centre d'élevage de tortues terrestres du PNG à Puerto Ayora, capitale de l'île Santa Cruz, l'une des principales de l'archipel des Galapagos. Mais l’appétit sexuel débordant de la bête était encore inconnue il y a quelques années. 

Il y a six ans, quand nous avons fait une étude génétique : nous avons découvert qu'il était le père de presque 40 % des couvées rapatriées sur l'île d’Española Washington Tapia, également responsable du programme de restauration des tortues géantes de l'ONG américaine Galapagos C

Le travail c’est la santé

Diego a donc grandement contribué au repeuplement de son espèce qui n’est désormais plus en danger d’extinction. Aujourd’hui, elles sont près de 2 000 à fouler la terre d’Española. Un énorme boom qui témoignent de la bonne santé de l’espèce. Et ce même si l’île en accueillait plus de 5 000 pendant ses plus belles heures. 

Aux Galapagos, trois des quinze espèces de tortues présentes ont totalement disparu du fait des multiples attaques de pirates perpétrées au XVIIIè siècle. Alors, sex-addict le Diego ? Probablement et c’est tant mieux. Une endurance qui nourrit forcément des fantasmes. Beaucoup ont vu en George, dernier exemplaire de l’espèce Chelonoidis abigdoni, le nouveau Diego. Mais le bougre s’est toujours refusé aux plaisirs charnels en captivité, bien trop occupé par sa retraite. Son absence de libido a eu raison de sa santé, qui s’est subitement dégradée et l’a emporté en 2012, à plus de 100 ans lui aussi. Et pendant ce temps, Diego continue son marathon en s’enfilant toutes les petites jeunettes qui s’offrent à lui. Quel séducteur. 

Source image : © Sportsmockery / Travel-Monkey / Youtube

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