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En Haïti, une start-up échange le plastique contre du pognon

Le plastique, (res)source de revenus pour les Haïtiens

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 23 juin 2016

Antoine Lebrun

En Haïti, une start-up échange le plastique contre du pognon

Nombre de pays miséreux disposent de richesses infinies sur leur territoire. Des richesses bien souvent pillées par les pays développés, plongeant ainsi les habitants dans une extrême pauvreté. Mais la richesse n’est pas forcément là où on l’attend. En Haïti, une start-up encourage les populations locales à ramasser les déchets plastique pour les revendre aux grandes entreprises.

Vous la connaissez forcément. Cette publicité, elle passe depuis des siècles sur nos télévisions et résonne dans nos têtes. Mais si vous savez, celle où un homme vous propose avec une voix aussi insupportable qu’entêtante de "transformer votre or en argent". Désolé de vous remémorer de si douloureux souvenirs… De l’or, Haïti en a à revendre mais n’en fait malheureusement pas profiter sa population. La faute aux plus riches. Plongés dans la misère, les habitants doivent donc s’en sortir comme il le peuvent. Pour aider ces hommes et femmes, une start up canadienne a décidé d’exploiter une toute autre ressource inattendue pour créer de la richesse : les déchets plastique.

« Changez votre plastique en argent ! »

David Katz et Shaun Frankson, fondateurs de The Plastic Bank, se sont d’abord penchés sur des statistiques : 75 % de la population haïtienne vit avec moins de 2€ par jour et sont entourés de déchets plastiques qui s’amoncellent dans les rues, sur les plages, autour des habitations. Une anomalie que les deux entrepreneurs ont décidé de réparer. L’idée est simple : le peuple est invité à ramasser les déchets plastique et à les rapporter dans une banque solidaire prévue à cet effet. Pour cet acte de bravoure, chacun choisi sa récompense : de l’argent en liquide, des gazinières à faible coût énergétique, des produits d’hygiène ou encore un accès wifi. La banque du plastique revend ensuite le plastique recyclé aux grands groupes mondiaux comme Unilever ou Procter & Gamble. Des multinationales qui peuvent ensuite arborer fièrement le label "plastique social" sur leurs produits. Cercle vertueux.

Déchets plastique ? Interdits de baignade

Un concept pareil ne peut que fonctionner. D’après La Tribune, The Plastic Bank vient d’ouvrir son 30ème centre de récolte en Haïti. Un plébiscite qui a d’ores et déjà embelli 11 000 vies haïtiennes et qui pourrait bien traverser océans et frontières puisque qu’un test est actuellement en cours au Pérou. Une initiative géniale qui devrait vite envahir le monde entier, en attestent le million de likes récoltés par la page Facebook de la start-up. Pourquoi ? Pour ça : cette année, environ 350 millions de tonnes de plastique sortiront d’usines dont 8 millions qui finiront, peinards, dans nos océans. Dans la misère, difficile de trier et recycler les déchets. Alors on les entasse. Que diriez-vous de garder votre espace pour faire des piles de billets plutôt que des piles de déchets ?

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