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Hopaal, le t-shirt écol'eau 100 % recyclé

Economies d'eau et enrichissement d'associations : le textile a trouvé ses mécènes

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 3 oct. 2016

Antoine Lebrun

Hopaal, le t-shirt écol'eau 100 % recyclé

La conception d’un t-shirt, c’est environ 2 700 litres d’eau. Un océan de gaspillage qu’une jeune entreprise française espère mettre à mal. Hopaal fabrique des t-shirt stylés avec seulement 40 litres d’eau. Une économie gigantesque en guise d’exemple.

La mode serait-elle sur le point d’entreprendre sa révolution écolo ? On dirait bien ! Alors que les mastodontes du textile comme H&M et Zara se lancent dans des collections propres, les initiatives positives pullulent aux quatre coins du monde. Et quand on parle de mode, comment ne pas évoquer le t-shirt ? Apparu dans les années 50, le t-shirt est indubitablement devenu l’un des vêtements les plus appréciés au monde. Une popularité qui coûte malheureusement très cher en eau : la fabrication d’un seul t-shirt nécessite environ 2 700 litres d’eau (de la culture du coton à la confection du vêtement), soit 300 packs de 6 bouteilles. Une piscine sur vos épaules.

Dans l’océan de gaspillage qu’est l’industrie, des solutions autrement plus écologiques existent. Parmi elles, Hopaal. Cette marque française produit des t-shirts en coton 100 % recyclés. Comment ? En récupérant des chutes de tissu et de bouteilles en plastique. Résultat : seulement 40 litres d’eau utilisés par t-shirt soit près de 68 fois moins que la "normale" (qui ne l’est d’ailleurs pas). Derrière cette idée de génie, une campagne financée par KissKissBankBank menée de mains de maîtres par les deux jeunes fondateurs, Clément et Mathieu. 

Comment économiser autant ?

Pour parvenir à cette économie considérable, les deux acolytes ont changé tout le procédé de conception. En général, une entreprise récolte des fibres de coton qu’elle assemble en un fil torsadé avant d’en faire un tissu en les tricotant puis en découpant les formes recherchées jusqu’à l’obtention du t-shirt. Clément et Mathieu, eux, récupèrent toutes les chutes de tissu biologique issues de la découpe d’autres produits. "La découpe est une étape pendant laquelle on perd entre 10 et 20% d’un tissu, c’est énorme, expliquent les deux petits malins pour Konbini. Au lieu de partir à la poubelle, on récupère ces chutes, on les broie et on les ramène à l’état de fibre."

Mais une fois broyés, ces fibres de coton son raccourcies et donc difficile à assembler. Et c’est là que les bouteilles en plastique entrent en scène. Issues de collecteurs locaux, elles sont en PET (polyethylene terephthalate - coucou les cours de Physique/Chimie de 4ème) , un polymère aussi nommé polyester dans l’industrie du textile. C’est grâce à lui que la fibre s’allonge et s’assemble sans problème. 

Résultat des courses : un t-shirt 60 % coton recyclé et 40 % polyester recyclé à la fois confortable, résistant et plutôt stylé ! Et si tout ça peut éviter que des chutes de tissu se retrouvent dans la nature, alors on ne dit qu’une seule chose : AMEN. 

"Minimiser et Maximiser"

Et la petite entreprise ne s’arrête pas là. Sa devise : "Minimiser et Maximiser". Comprenez minimiser l’impact environnemental et maximiser l’impact positif. En vous offrant un t-shirt de la marque, vous reversez 10% du montant total à une association. Hopaal est d’ores et déjà partenaire de quatre associations : 

  • Mountain Wilderness qui retire des installations obsolètes en montagne
  • Watsi qui aide des patients n’ayant pas les moyens de payer leurs frais médicaux
  • Coral Guardian qui oeuvre pour la sauvegarde du corail
  • Babyloan, qui vient en aide à des micro-entrepreneurs à travers le monde. 

Cette réussite fait suite à une campagne de crowdfunding rondement menée sur la plateforme KissKissBankBank. Lancée en juin 2016, celle-ci à rempli l’objectif…à 367 %. Un succès tel que les deux associés ont dû changer leur fusil d’épaule : "l’enthousiasme était tel qu’on a dû arrêter de vendre des T-shirts et proposer des bons d’achat pour l’ouverture prochaine de l’e-shop ! On ne pensait pas du tout en arriver là au lancement de la campagne". 

Ce fameux e-shop sera d’ailleurs accessible d’ici quelques semaines. Si la société se spécialise encore sur les t-shirts, Clément et Mathieu songent déjà à fabriquer d’autres produits plus complexes. "On a des connaissances en textile donc autant les mettre à profit pour proposer à nos clients des produits un peu plus variés. Notre objectif est d’ouvrir la gamme au maximum, il ne s’agit que d’une question de temps." Ils ont la côte Hopaal. 

Source image : © Hopaal / Bioalaune

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