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Le zoo de Buenos Aires ferme ses portes et ouvre ses cages

1 500 espèces vont goûter aux joies de la liberté

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 30 juin 2016

Antoine Lebrun

Le zoo de Buenos Aires ferme ses portes et ouvre ses cages

Inauguré en 1888, le zoo de Buenos Aires a longtemps été sous le feu des critiques en raison des conditions de vie douteuses de ses pensionnaires. Que les fervents défenseurs des animaux se rassurent : après plus d’un siècle d’existence, le zoo a définitivement fermé ses portes, rendant leur liberté à près de 1 500 animaux. Hakuna matata.

Une mesure radicale. Après près de 130 ans d’existence, le zoo de Buenos Aires vient de tirer ses grilles. Souvent pointé du doigt pour ses conditions de détention et la vétusté des infrastructures, le zoo de 18 hectares va être reconverti en parc écologique destiné à la protection et à la réhabilitation des espèces. D’après Le Monde, le lieu fera également office de refuge pour les animaux rescapés des trafics illégaux. C’est ce qu’on appelle un virage à 180°C.

La protection succède à la détention

Il était temps qu’il le comprenne et ce jour est enfin arrivé pour Horacio Rodriguez Larreta. Le chef du gouvernement de la ville (équivalent du maire chez nous) a lui même ordonné la fermeture du zoo, mis sous pression par plusieurs ONG, l’opinion publique et même des employés. Les raisons de toute cette agitation ? Une vie en captivité dégradante pour les animaux. Du coup, l’emplacement change du tout au tout puisque qu’il sera désormais un endroit où l’on apprend aux enfants à prendre soin de nos amis les bêtes.

Réhabilitation difficile

Une nouvelle vie commence donc pour près de 1 500 animaux. D’après Le Monde toujours, ceux-ci devrait être rapidement transférés vers des réserves naturelles et des sanctuaires en Argentine évidemment mais aussi au Cambodge, en Inde, au Brésil ou en Afrique. Pourquoi ne pas les relâcher dans la nature ? Simplement parce qu’une liberté totale n’est pas possible pour les bêtes nées en captivité. Un peu comme si vous lâchiez votre petit teckel d’appartement en plein coeur de Paris, la panique !

Maison de retraite pour vieillards

Un programme de recensement visant à vérifier l’état de santé de chaque animal et sa capacité à s’intégrer dans un milieu naturel a été effectué. D’après les résultats, les premiers à pouvoir battre de leurs propres ailes devraient être les oiseaux. Ces derniers seront relâchés dans une réserve écolo de l’estuaire du Rio de la Plata (entre l’Argentine et l’Uruguay). Mais tous n’auront pas cette chance : une cinquantaine d’animaux, considérés comme trop vieux ou à la santé fragile, resteront sur place dans le futur parc écologique. Mais ils vivront désormais dans un environnement aux petits oignons. Comme en maison de retraite. En guest-star, on retrouvera Sandra, une femelle orang-outan de 30 ans dont le regard s’est vidé au fil de sa captivité. T’en fais pas Sandra, les jours meilleurs arrivent. Tu pourras recommencer à amuser la galerie.

Source image : © argentinaindependent.com

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