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MycoWorks : quand le champignon sauve la peau des animaux

Le champignon est un sacré dur à cuir

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 17 août 2016

MycoWorks : quand le champignon sauve la peau des animaux

MycoWorks entend chambouler l’industrie du cuir et épargner la peau de tonnes d’animaux. Cette start-up a prouvé qu’elle pouvait fabriquer de nombreux matériaux à partir de champignons. Sa dernière création : un cuir écologique qui abandonne les peaux de bêtes.

MycoWorks. Ce nom vous fait fichtrement penser à cette foutue infection que vous avez peut-être déjà eu le malheur de contracter. Et c’est tout sauf un hasard : cette start-up californienne s’est spécialisée dans la fabrication de matériaux en tout genre à partir…de champignons. Eh oui, le même genre d’espèce qui vient se poser sur vos parties intimes et vous imposer une grève du plaisir. La preuve que l'ananas n'est pas la seule alternative au cuir animal. 

Ravalez vite ces larmes de crocodile : MycoWorks est plutôt du genre à faire avancer les choses via les champignons. Comment ? En fabriquant un cuir totalement biodégradable et à l’empreinte carbone quasi-nulle. Mais ça n’est pas tout puisque la société basée à San Francisco conçoit également d’autres matériaux comme des meubles ou des briques. Un savoir-faire qui rappelle une autre entreprise du même genre : Mycotech, boîte indonésienne également experte en champignon. 

Le cuir pousse comme un champignon

Pour ses multiples créations, MycoWorks utilise le mycélium, la partie végétative du champignon, composée de filaments et faisant office de base implantée dans le sol. Ce mycélium est lui-même cultivé dans du substrat fait de déchets organiques avant d’être placé dans un moule, séché puis enfourné afin de tuer les derniers organismes présents. Un parcours finement défini qui permet à la start-up d’obtenir un cuir garanti sans peau animale. Un facteur qui a une importance énorme : outre le fait d’épargner un sacré paquet de bêtes, cette méthode permet également de grosses économies d’eau et de temps. En effet, seules quelques semaines suffisent à l’élaboration du cuir contre plus de trois ans avec les peaux animales. Et le temps c’est de l’argent. 

D’artiste incompris à génie reconnu

A l’origine de l’aventure : Philip Ross. Cet artiste réalisait des oeuvres à partir de champignons avant de s’attaquer aux meubles puis aux briques. Des créations qu’il a tenté de commercialiser dans le secteur du bâtiment en vain. Alors Mister Ross s’est tourné vers le cuir, un matériau bien plus compétitif financièrement parlant. Depuis, la côte de MycoWorks grimpe en flèche : sa capacité à donner n’importe quelle forme au mycélium a attiré les fabricants de chaussures qui ont signé un partenariat pour 2017. D’ici peu, vous pourrez donc avec des champignons aux pieds sans que ça soit douloureux ou vilain. Le grand luxe. 

Source image : © MycoWorks

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