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Naturel ou artificiel ? L’épineux choix du sapin de Noël

On vous explique comment bien choisir...en vert et contre tous

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 5 déc. 2016

Naturel ou artificiel ? L’épineux choix du sapin de Noël

On se pèle les meules, la lumière du jour n’existe plus et notre consommation de gaz et d’électricité monte en flèches… Plus de doute, Noël approche. L’heure est venue de trouver un petit coin pour accueillir le traditionnel sapin pour les prochaines semaines. Et le dilemme commence : vrai sapin ou arbre en plastoc’ ? Ramassage quotidien des aiguilles ou farniente totale ? Bonne odeur ou senteur aseptisée ? Pas de panique, on s’est chargé d’enquêter, pour vous, sur cet épineux dossier...

Chaque année, 6,5 millions de sapins de Noël sont écoulés en France. Ca fait un arbre pour 10 habitants, un ratio pas dégueu… Parmi eux, 5,5 millions sont faits de bois et d’épines comme nous sommes faits de chair et d’os. D’après Planetoscope, la référence ultime en matière de statistiques utiles (ou pas), 80 % des sapins vendus ont longtemps été des épicéas made in Morvan ou Jura. Mais ça, c'était avant... Avant que le Nordmann ne déboule. Venu tout droit de l’Oural ou du Danemark, il a la particularité d'être beaucoup plus résistant face à la chute des épines. Et on sait que c’est un détail qui compte pour les flemmards que vous êtes… Petit bémol toutefois : avec le Nordmann, adieu les bonnes odeurs d'hiver si particulières.

En face du vrai sapin qui sent bon le ski, on retrouve l’incontournable - bien qu’un poil démodé - sapin synthétique. Eternellement vert et épineux, celui-ci présente aussi l’avantage de pouvoir être ressorti pendant des années, des décennies, des siècles,… Mais avouez que ça gâche un peu la magie, non ? Alors oui, c’est économique. Mais d’un point de vue plus écolo - celui qui nous intéresse donc -, le sapin en toc pique un peu. "Quoi ? C’est pire que couper de pauvres arbres dans de majestueuses forêts ?" Ca risque de vous défriser, mais oui. 

L’artificiel, ça sent le sapin

Constitué de matières plastiques à base de pétrochimie et de métaux, le sapin artificiel pèse lourd dans la balance écologique. Chargé de composés toxiques, il exploite également des ressources non-renouvelables tout en provoquant des émissions de gaz pourri. Pas jojo, le tableau… Pour vous finir, on ajoutera que l’extrême majorité des imitations nous arrive tout droit d’Asie, là où la main d’oeuvre sort du berceau. Tout ça pour un morceau de plastique en moyenne renouvelé tous les 6 ans, ça fait tâche.

Le sapin naturel, ce beau gosse de Noël, est pour sa part totalement biodégradable et stocke du CO2 pendant quelques années. "Ok, bon point pour lui. Mais la déforestation dans tout ça ?" J’y viens : jadis, nos vénérables ancêtres partaient chasser le sapin une hache à la main pour faire plaisir à Madame. Aujourd’hui, la tradition s’est perdue et les sapins proviennent d’une "culture agricole à part entière dont les méthodes de production se rapprochent fortement de celles de la vigne ou des petits fruits comme le cassis", rassure l’Association Française du Sapin de Noël Naturel (ou AFSNN pour les intimes…et oui, ça existe !). 

Une épine (en moins) dans le pied

Récemment, une étude réalisée par la société canadienne Ellipsos s’est attardée à compare les deux types de sapins. Résultat des courses : "l’arbre artificiel, dont la durée de vie est de 6 ans, contribue 3 fois plus aux changements climatiques et à l’épuisement des ressources que l’arbre naturel". Jeu, set et match. Maintenant que le combat se termine, tâchez de faire les choses bien : nourrissez votre fibre patriote en optant pour un arbre français, cultivé avec amour dans nos jolis massifs bourguignons et jurassiens. Pour info, les producteurs français sont tous regroupés au sein de l’AFSNN et pratiquent une production éco-responsable. 

Moralité : le sapin artificiel a suffisamment vécu, faîtes désormais place à l’authentique, l’odorant, l’incomparable…j’ai nommé le sapin naturel. Bon, après on ne vous en voudra pas plus que ça si vous décidez de nous désobéir. On parle d’une simple déco qui, bien qu’elle ait son importance à cette époque de l’année, n’a rien de comparable avec les effets néfastes que peut avoir votre voiture sur la planète. Donc inutile de parcourir la France à la quête du sapin parfait. Au pire, allez faire un tour dans le jardin du voisin… * On n’a rien dit. * 

Source image : © L'Express / Shutterstock

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