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Obama créé la plus grande réserve marine mondiale

Un joli cadeau de départ pour la nature

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 30 août 2016

Obama créé la plus grande réserve marine mondiale

En fin de mandat, Barack Obama a décidé de partir sur une bonne note. En cadeau d’adieu, le président américain a fait part de sa volonté de quadrupler la surface de la réserve marine de Papahānaumokuākea, à Hawaii, pour en faire la plus grande du monde. Une mesure salvatrice pour un environnement en souffrance.

Le double-mandat de Barack Obama à la Maison Blanche n’aura pas forcément marqué les esprits (si ce n’est pour la cool attitude du bonhomme). Globalement décevant, le premier président noir de l’Histoire des Etats-Unis rendra son trône dans les prochains mois. Et avant de partir, Barack a tout de même tenu à faire un cadeau au monde. Ce cadeau, c’est la création de la plus grande réserve marine mondiale. Celle-ci prendra place à Papahānaumokuākea, sur son île natale d’Hawaii. Il restera peut-être dans nos mémoires finalement. 

Deux Texas réservés aux animaux marins

A Papahānaumokuākea, la réserve déjà en place mesure 350 000 kilomètres carrés et accueille plus de 7 000 espèces marines. Créé sous l’impulsion de George W. Bush en 2006 (vous voyez qu’il n’a pas fait que de mauvaises choses), ce groupe linéaire et isolé de petites îles et atolls à faible altitude met en avant l’exceptionnelle richesse de l’archipel d’Hawaii (50e Etats des USA) et fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2010. Mais pour Obama, ça n’était toujours pas assez : c’est pourquoi il a décidé de quadrupler la taille de la zone protégée. 

Ce sont donc près d’1,51 million de kilomètres carrés qui seront prochainement réservés aux espèces marines. En comparaison, c’est environ la surface de la Mongolie, deux fois celle du Texas et trois fois notre chère France métropolitaine. Et le but est évidemment de conserver et protéger tout ça. Dehors la pêche commerciale et toute autre activité d’extraction des ressources : seules la pêche traditionnelle et les activités nautiques seront autorisées. 

Pêcher c’est pêché

Au milieu des baleines bleues, des albatros à queue courte, des phoques moines endémiques et des thons, d’autres espèces menacées d’extinction cohabitent. Il était donc primordial que la législation fasse son boulot. D’autant plus que Papahānaumokuākea abrite un occupant rarissime : le corail noir. Pouvant vivre plus de 4 500 ans, il est l’organisme marin le plus résistant de la planète. Porter atteinte à son bien-être serait un impardonnable péché. 

Une annonce qui coïncide étrangement (ou pas) avec le 100e anniversaire de la fondation du National Park Service (NPS), l'agence américaine chargée de gérer les parcs nationaux et les zones protégées du domaine fédéral. Et les félicitations pleuvent. "Ceci est l’une des plus importantes actions qu’un président américain ait pris pour la survie des océans, se réjouit Brian Schatz, sénateur démocrate d’Hawaii. Cette mesure va permettre de renflouer les stocks de thons, d'encourager la biodiversité et de lutter contre le changement climatique."

Des mesures à gogo pour changer la donne

Ces dernières années, la protection de l’environnement a pris un nouveau tournant avec de nombreuses mesures primordiales. Fin septembre 2015, la Nouvelle-Zélande a annoncé la création d’un gigantesque sanctuaire marin d'une superficie de 620 000 km2 aux îles Kermadec, dans le sud du Pacifique. 

Dans le même temps, la Nouvelle-Calédonie a créé une aire marine protégée (AMP) de 1,3 million de kilomètres carrés, la plus vaste de France et l'une des plus importantes au monde.

Des mesures qui mettent en lumière les carences du monde niveau protection de l’environnement. Car si les bonnes actions se multiplient, la réalité reste la même : seulement 3 % des eaux mondiales sont aujourd’hui protégées. Il faudrait qu’au moins 30 % le soient pour assurer la survie des océans. Il va en falloir des mesures… 


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