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Ocean-Warrior, nouvelle arme anti-baleiniers japonais

Le "Guerrier de l'océan" débride le conflit avec un nouveau navire terrifiant

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 6 oct. 2016

Antoine Lebrun

Ocean-Warrior, nouvelle arme anti-baleiniers japonais

Préparez-vous à la Guerre de l’océan ! Ca pourrait être le dernier film de Steven Spielberg mais ça se passe dans la vraie vie. L’association environnementale Sea Shepherd part en guerre contre les baleiniers japonais illégaux avec un nouvel argument de choc : un gigantesque navire de défense de 54 mètres. Le conflit se débride.

Et si la 3ème guerre mondiale était celle des baleines ? Alors que les baleiniers japonais ont annoncé leur intention de partir à la chasse aux cétacés d’ici la fin de l’année, l’organisation environnementale Sea Shepherd semble bien décidée à défendre les monstres marins. Et quoi de mieux qu’un autre monstre marin, plus impressionnant encore, pour démotiver les assaillants ? Ocean-Warrior est le petit dernier du collectif. De petit, le navire n’a que le nom : 54 mètres d’aluminium attendent les braconniers des mers. La guerre de l'océan est lancée.

Depuis 1977, Sea Shepherd essaie, tant bien que mal, de combattre les flottes illégales de chasseurs de baleines. S’il est souvent controversé pour ses missions musclées et parfois violentes, Paul Watson, charismatique fondateur de l’association, n’a apparemment pas l’intention de changer ses habitudes. Il faut dire que la loi n’est pas là pour l’aider : les baleiniers se cachent derrière un moratoire mondial de 1986 autorisant une chasse dite “scientifique” des cétacés. Une science toute relative. 

Quand la science couvre la chasse

Car il ne faut pas être naïf. Derrière cette prétendue dérogation se cache une chasse commerciale déguisée que de nombreuses organisations internationale ont déjà dénoncé (IFAW - International Fund for Animal Welfare en tête). Le prétexte scientifique ne s’arrête d’ailleurs pas aux frontières japonaises puisque l’Islande et la Norvège raffolent aussi de "recherches scientifiques" sur les baleines. 

Ocean-Warrior est l’arme qui nous manquait depuis dix ans. Nous disposons désormais d’un navire plus rapide que n’importe quel bateau de braconnage en haute mer Alex Cornelissen, capitaine et directeur exécutif de Sea Shepherd Global, Le Monde

Avec Ocean-Warrior, les baleines et phoques menacés disposent d’une garde rapprochée personnelle et digne de confiance. Equipé d’un poste de pilotage high-tech cerné de pare-brise, le navire de guerre peut surveiller les environs à 360 degrés tout en étant à l’abri. En cas de menaces, le chalutier peut dégainer un puissant canon à eau ou encore envoyer son hélicoptère privé au casse-pipe. Enfin, le navire peut atteindre la vitesse folle de 30 noeuds (55 km/h) en cas de course-poursuite hollywoodienne. 

Coût de l’opération : 8,3 millions d’euros d’après Le Monde. Une somme conséquente financée par un système de loterie associative aux Pays-Bas. Parti d’Amsterdam il y a quelques jours, le navire a encore quelques réglages à effectuer avant son arrivée près des côtes de Melbourne. La 11ème opération de protection des baleines, intitulée "Némésis", pourra alors débuter courant décembre dans les eaux de l’océan Austral. Un conseil : si vous avec des origines japonaises, appelez vite votre oncle marin pour lui dire de rester au chaud cet hiver. Le coup de fil est pour nous. 

Pour finir, voici l'entretien de Konbini avec Paul Watson, père fondateur de Sea Shepherd, qui dénonce l'exploitation des océans. 

Source image : © News.Cision / Inverse / Polarfieldservice / Vimeo

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