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Réchauffement climatique : les végétaux lui disent merci !

La hausse du CO2 contenu dans l'atmosphère rendrait la nature plus résistante aux sécheresses

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 8 sept. 2016

Antoine Lebrun

Réchauffement climatique : les végétaux lui disent merci !

Le réchauffement climatique n’aura pas raison de notre écosystème. D’après une étude menée par l'académie américaine des sciences, les végétaux du monde s‘adaptent à la hausse du mercure, ralentissant ainsi le phénomène de sécheresse. Comme quoi il y a du « bon » à tirer partout, même dans les situations les plus inquiétantes.

Foutu réchauffement climatique ! Il nous étouffe, fait fondre nos glaces (qu’elles soient polaires ou en cornet), diminue l’existence de nombreuses espèces animales et végétales. Bref, une vraie plaie. Mais de tout temps et en toute circonstance, la nature a toujours su s’adapter aux caprices du monde. Embarquée dans un aller-simple vers sa perte, la planète fait face à un réchauffement climatique constant et de plus en plus rapide. Un calvaire pour l’écosystème qui doit résister à des variations de températures toujours plus extrêmes. Mais heureusement, la nature est aussi belle que bien faite et les végétaux s’arment pour lutter contre le fléau climatique.

Une étude publiée dans les comptes-rendus de l’Académie Américaine des Sciences (PNAS) prend le contre-pied des hypothèses jusqu’alors évoquées au sujet de l’impact du changement climatique sur l’agriculture, les ressources en eau, la croissance des plantes et le risque d’incendie de forêt. Pour le PNAS, la hausse de CO2 contenu dans l’atmosphère provoque une réduction des besoins en eau des végétaux. Plus résistants, ils deviennent donc bien moins sensibles à la sécheresse.

Un monde bien moins sec que prévu

Pour la plupart des études dernièrement menées, 70 % de la planète connaîtra une augmentation des périodes de sécheresse dans les 100 prochaines années. La raison : le quadruplement des niveaux de CO2. Un scénario catastrophe qui fait abstraction des défenses immunitaires de la nature. Car d’après les chercheurs de l'Université de Californie à Irvine (UCI), si l’on tient compte de la diminution des besoins en eau des végétaux, la proportion plongée dans la sécheresse tombe à 37 %, soit deux fois moins que les prévisions pessimistes. 

Que ce soit dans le nord-est de l’Amérique du sud ou dans le sud des Etats-Unis et de l’Europe, la réduction des précipitations augmentera inévitablement le nombre de sécheresses. Mais partout ailleurs, la donne change. Centre de l’Afrique, Proche-Orient, Asie de l’Est et Russie… Autant de zones où la magie des plantes prendra effet. Et pas qu’un peu : l’eau conservée par les végétaux compensera très largement les sécheresses dues au réchauffement climatique. "L'évolution des besoins en eau des plantes aura un impact important sur les réserves en eau et cette partie de l'équation a été ignorée dans de nombreuses études hydrologiques et sur les sécheresses", tempère James Randerson, professeur à l'UCI et co-auteur de l’étude salvatrice.  

Une interrogation demeure toutefois

Si le constat s’avère bien moins alarmiste que prévu, le phénomène de sécheresse reste globalement méconnu et à géométrie variable selon les régions. Si une période sèche se traduit souvent par une forte chaleur, qu’en sera-t-il lorsque la température sera encore plus élevée ? C’est la question à laquelle personne ne sait encore répondre. "Nous ignorons beaucoup de choses sur l'impact des sécheresses avec des températures très chaudes", regrette Abigail Swann, professeur adjointe de sciences atmosphériques et de biologie à l'Université de Washington et également co-auteur de l’étude. 

La perfection des végétaux sauve une fois encore les meubles. Mais le salut de notre planète passe avant tout par une prise de conscience globale. Car si elle sait s’adapter à la perfection aux situations les plus précaires, la nature est aussi capable de tout chambouler en un temps record. Cette fois, c’est à nous de nous adapter. 

Source image : © BFM TV / Onigc / We Demain / RTS

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