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Une bactérie pour nettoyer le monde

Régalez-vous petites bactéries, on a du rab !

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 14 mars 2016

Une bactérie pour nettoyer le monde

Des chercheurs japonais ont découvert une nouvelle bactérie qui pourrait changer notre futur. Son nom ? Ideonella sakaiensis 201-F6. Sa particularité ? Elle survit en se nourrissant de plastique. On espère qu'elle a un gros appétit.

Et si de minuscules bactéries nous débarassaient des déchets en plastique ? La revue Science datée du 11 mars fait état d'une immense découverte dans l'Université de Kyoto au Japon : il existerait une espèce de bactéries se nourrissant de plastique. Une trouvaille qui pourrait avoir de l'importance : plus de 220 millions de tonnes de plastiques sont produites chaque année dans le monde. Seulement 14 % sont recyclées. Il y a donc de quoi se régaler.

Polyéthylène téréphtalate au menu

On attaque le paragraphe un peu technique et ses mots qui font vriller les rétines. Mais pas de panique, tout va bien se passer vous verrez. Après de nombreux tests, le chercheur japonais Shosuke Yoshida et son équipe de l’Université des arts et techniques de Kyoto se sont rendus compte que le festin préféré de Ideonella sakaiensis 201-F6 était le polyéthylène téréphtalate (PET), l'un des principaux composants du plastique. Dans les faits, la bactérie produit deux protéines qui changent les chaînes de molécules du PET en éléments assimilables pour sa croissance.

"Si des bactéries ont pu s'adapter au PET, et en tirer le carbone nécessaire à leur croissance dans ce site de recyclage au Japon, on peut tout à fait imaginer que cette adaptation spontanée se reproduira ailleurs", s'enflamme Jan Roelof Van der Meer, professeur de microbiologie à Lausanne, interrogé par le quotidien suisse Le Temps.


Une découverte encore bridée

Mais qui dit découverte dit forcément patience. Pour l'heure, faire disparaître un fil de PET de deux centimètres a pris six semaines en laboratoire. On est donc encore loin du compte pour réussir à supprimer les innombrables tonnes de déchets qui décorent nos décharges.

Mais la recherche va pouvoir s'appuyer sur cette trouvaille majeure : l'équipe japonaise est déjà parvenue à séquencer le génome d'Ideonella sakaiensis. Et alors ? Alors il sera désormais possible de concevoir de nouvelles molécules avec les mêmes propriétés. Et plus il y a de bactéries plastivores, plus les déchets plastiques seront ingérés rapidement. Bon appétit bien sûr ! 

Source image : ©nacentralohio.com

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