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Une société indienne change la pollution en encre à stylo

De quoi faire couler beaucoup d'encre

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 18 août 2016

Une société indienne change la pollution en encre à stylo

La pollution peut avoir du bon. Loin de nous l’idée de provoquer votre colère avec cette affirmation. Si on se lâche comme ça, c’est parce qu’une entreprise indienne vient d’inventer l’Air Ink. Ce stylo contient de l’encre conçue à partir d’air pollué et recyclé. Alors au lieu de la respirer, écrivons plutôt des mots doux avec la pollution.

S’il y a bien une chose sur cette terre dont il n’y a rien de bon à tirer, c’est la pollution. Cette remarque, vous et des tonnes d’autres personnes ont déjà pu se la murmurer. On vous comprend, on est les premiers à le penser. Enfin on était… Car une entreprise indienne, Graviky Labs, vient de chambouler nos petits cerveaux étroits en développant Air Ink, un stylo unique à l’encre constituée d’air pollué recyclé. Basé sur une technologie du Massachusetts Institute of Technology (MIT ou la Mecque de la recherche scientifique). Une invention qui pourrait réécrire le futur. 

Une invention qui va faire couler l’encre

La science n’a aucune limite. Remontons à la genèse du phénomène… Nous sommes en octobre 2015. Fraîchement diplômé du MIT Media Lab, Anirudh Sharma invente Kaalink, une encre noire destinée aux imprimantes entièrement composée de particules de carbone. Après avoir étudié un moyen de développer le procédé de façon industrielle, l’Indien fonde Graviky Labs et adapte le concept à plus petite échelle. L’Air Ink est né. L’objet se décline sous deux formes : un petit stylo-bille ou une bombe de peinture faite de "suie" (particules fines de moins de 2,5 micromètres). Que ce soit pour l’un ou l’autre, l'encre est créée par des combustions imparfaites et rejetées par des cheminées ou des pots d’échappement. 

Boucler la boucle de la pollution

En partenariat avec une marque de bière de Singapour, la firme asiatique a pu tourner une jolie vidéo de présentation du projet. On y voit des artistes locaux s’adonner aux joies du tag urbain via de grandes fresques murales réalisées au spray. Mais si l’encre et la peinture sont issues de la pollution atmosphérique, les nano-particules néfastes sont, elles, recrachées dans la nature lors de l’utilisation. Il ne s’agit donc pas d’un moyen de réduire la pollution mais de l’utiliser à des fins utiles et quelque part éco-responsables. C’est absurde mais cela reste la vérité. Et vue la qualité de notre air, la mayonnaise a toutes les chances de prendre. 

De l’air pourri pour rire

Dans un rapport paru le 12 mai dernier, l’OMS révélait que 80% des villes du monde était soumise à une qualité d’air désastreuse pour la santé. L’idée a donc de quoi plaire. Par le passé, d’autres experts ont tenté d’utiliser la pollution à des fins utiles et artistiques. C’est notamment le cas de Wang Renzheng qui, en décembre dernier, mettait l’irrespirable pollution de Pékin sous le feu des projecteurs. Comment ? En récoltant l’air de la ville 400 heures durant avant de changer tout ça en brique. Un peu plus tôt, le Néerlandais Daan Roosegaarde créait une tour d’assainissement capable de transformer les particules fines en gemmes à porter sur soi. Des créations dont le seul et unique but est le même : prouver qu’il est possible de jouer avec la pollution. De toute façon, il va bien falloir s’habituer à vivre avec alors autant en tirer un peu de plaisir…

Source image : © Air-Ink / Boston University

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Dossier L'air part en fumée

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