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Les méduses sont les couches et les tampons de demain

Des tentacules dans ta culotte

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 17 nov. 2016

Antoine Lebrun

Les méduses sont les couches et les tampons de demain

A première vue, les méduses ne servent pas à grand chose. Ok, elles sont belles et fascinantes. Et après ? L’après, c’est une start-up israélienne qui l’a trouvé. Surpris par les qualités absorbantes de la chair de méduses, des scientifiques s’en sont servis pour créer des couches et tampons biodégradables. Une découverte qui ne manque pas de piquant.

Belles, majestueuses, mystérieuses…et enfin utiles ? La méduse reste une énigme. Si les chercheurs s’affairent à les examiner depuis des lustres, aucune utilité notable n’a été trouvée pour ces petits champignons translucides aux tentacules électrifiés. Alors oui, elles sont fascinantes et gracieuses à observer. Mais leur présence aux abords d’un spot de baignade suffit à éloigner les vacanciers les plus téméraires. 

Des propriétés absorbantes uniques

Et ça n’est pas tout : en plus d’effrayer les baigneurs, les méduses seraient responsables de la détérioration - voire de la destruction totale - d’infrastructures sous-marines appartenant à des centrales nucléaires. Vous imaginez un peu le désastre… Et ça tombe mal : d’après l’océanologue Lisa-Ann Gershwin, l’acidité croissante des océans ferait proliférer l’espèce. Au large du golfe du Mexique, certaines colonies peuvent s’étendre sur plus de 160 kilomètres. Autant dire qu’il vous faudra une sacrée brasse coulée pour en sortir intact. 

Cessez donc de pester contre ce coupable idéal de tous les maux de la planète. Une start-up israélienne affirme avoir trouvé un moyen d’enrayer cette pullulation tout en servant une noble cause. L’invention : fabriquer des couches et des produits d’hygiène féminine (tampons ou serviettes) biodégradables à partir de chair de méduse. Baptisée Cine’al, la "collection" a été produite par Shachar Richter, chercheur à l’université de Tel Aviv et passionné de méduses depuis belle lurette. 

Biodégradable en 30 jours

Alors qu’il est calmement en train de découper un spécimen, Shachar s’aperçoit subitement que la chair de méduse est capable d’absorber une énorme dose de liquide. Interpellé par ce constat, il décide alors de s’entourer de sa fine équipe pour créer un nouveau matériau : l’hydromash. Pour l’obtenir, les scientifiques mélangent la chair de méduse avec des nano-particules antibactériennes (simplement pour empêcher la chair de bruler la peau). Résultat : une matière solide, diablement flexible et surtout biodégradable. 

Bien joué l’artiste ! Mais là où la découverte devient encore plus intéressante, c’est lorsqu’on s’attarde un instant sur la consommation féminine de tampons. Au cours de sa vie, une femme utilise environ 11 000 tampons. Ca fait beaucoup et encore plus quand on sait qu’un seul exemplaire peut mettre des siècles à se désintégrer dans la nature. Avec l’hydromash, tout aura disparu après un petit mois. Ca change la donne, hein ! Pour être écolo jusqu’au fond de la culotte, il faudra patienter jusqu’en 2018, année de commercialisation des produits Cine’al. Une nouvelle qui a de quoi vous méduser. 

Source image : © April Art Design / NBC News / Wikimedia / Vice / Julie Jamieson

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