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Une start-up française veut inonder l'Afrique d'eau potable

Faîtes votre valise et embarquez à bord d'un futur hydraté

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 18 juil. 2016

Antoine Lebrun

Une start-up française veut inonder l'Afrique d'eau potable

Face au cruel manque d’eau potable de certaines régions du monde, une start-up toulousaine se motive pour changer la donne. Sunwaterlife a créé Aqualink, une valise capable de changer n’importe quelle eau polluée en eau potable. De quoi abreuver 750 millions de personnes assoiffées.

750. C’est en millions, le nombre de personnes privées d’eau potable. Un fléau encore impossible à endiguer malgré de multiples mesures pleines de bons sentiments. Mais l’une d’entre elles semble suffisamment armée pour mettre fin à ce scandale sanitaire. Elle nous vient de Toulouse et répond au doux patronyme d’Aqualink. Développé par Sunwaterlife, une start-up franco-française, Aqualink est un système autonome capable de purifier jusqu’à 360 litres d’eau par heure. A vue de nez, l’invention a l’allure d’une valise on ne peut plus banale. Mais celle-ci a le pouvoir divin de changer n’importe quelle eau polluée en eau potable et en moins de 5 minutes chrono. Encore mieux que la valise RTL.

Pour permettre telle prouesse, il faut évidemment bien plus qu’une simple valise. Composé de panneaux solaires dépliables reliés à une pompe et à un purificateur, Aqualink transforme l’eau en la filtrant de nombreuses fois jusqu’à la rendre buvable. Pesant entre 23 et 40 kg selon les modèles, la valise de Sunwaterlife est d’une efficacité redoutable : à plein régime, la machine peut traiter 700 litres d’eau par jour et jusqu’à 360 litres par heure. Mais qui dit eau polluée dit aussi souvent précarité électrique… Aucun problème, Aqualink n’a absolument pas besoin d’électricité. La huitième merveille du monde n’a donc que des qualités… sauf peut-être son prix. Comptez 6 000€ pour embellir le futur. Tout bien réfléchi, le jeu en vaut totalement la chandelle. Imaginez un peu les bienfaits de la valise en temps d’épidémies, de conflits ou de catastrophes naturelles. 

L’eau, arme de destruction massive

Car le problème de l’eau n’est pas exclusivement dû à son manque mais aussi à sa toxicité. Bien que non-potable, l’eau contaminée est souvent bue et cause de très nombreuses morts chaque année. Et ça, le président de Sunwaterlife, Christophe Camperi-Ginestet, l’a compris et expliqué à La Tribune : "Les animaux font leurs besoins dans l’eau. Elle est contaminée avec un risque élevé de virus, de bactéries ou de toxines (arsenic, plomb, fluor). En Afrique, chez les enfants, la mortalité liée à l’eau non potable est supérieure à celle due à la guerre. Selon l’Unicef, un enfant meurt toutes les 15 secondes d’une maladie imputable à de l’eau insalubre. Et puis, les enfants qui vont chercher l’eau ne vont pas à l’école pendant ce temps-là."

Une sale tendance que plusieurs gouvernements ont décidé d’enrayer. Au Niger, Aqualink est en phase de déploiement afin de mettre fin à l’épidémie de choléra qui s’abat sur le pays. Et d’autres Etats suivent la marche afin d’éviter les maladies, particulièrement friandes des camps de réfugiés. Inutile donc de dire que Sunwaterlife fait un énorme tabac depuis l’annonce de sa dernière invention. En 2015, la société a récolté la bagatelle de 300 000€ sur internet, largement de quoi lancer le projet. Walter Prévost disait : "La mémoire, c'est comme une valise. On met toujours dedans des choses qui ne servent à rien." Il avait tellement tort.

Source image : © itsaboutmyafrica.com / lefigaro.fr

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