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Au Chili, soleil et vent vont faire rouler le métro

Visez haut, Santiago !

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 8 juin 2016

Antoine Lebrun

Au Chili, soleil et vent vont faire rouler le métro

Le Chili entre dans l’ère de l’énergie propre. Désireux d’être précurseur en la matière, le pays d’Amérique du Sud vient de lancer une révolution par le biais de sa présidente. D’ici peu, le métro de la capitale Santiago fonctionnera exclusivement au solaire et à l’éolien. Une première mondiale qui en annonce d’autres.

5 lignes, 108 stations, 110 km de rails et 2,5 millions de passagers. Evidemment, ça semble peu pour les Parisiens hautains que nous sommes mais le métro de Santiago, la capitale du Chili, fait quotidiennement tourner ses moteurs à plein gaz. Et la dépense énergétique engendrée ne fait pas rire les mouettes… Sauf que tout va changer : d'ici quelques années, Santiago de Chile alimentera son métro à l’énergie solaire et à l’éolien. C’est Michelle Bachelet, la présidente, qui l’a annoncée en personne lors d’une conférence de presse donnée le 23 mai : "Les plus de 2,5 millions de passagers qui utilisent chaque jour le métro vont pouvoir voyager à bord d’un moyen de transport qui protège la planète, qui réduit notre empreinte carbone et qui rend possible un avenir soutenable pour tous."


Un objectif tombé du ciel

Première mondiale, cette mesure ne se fera pas tout de suite. L’objectif prioritaire, c’est d’alimenter le métro avec 60% d’énergies renouvelables d’ici 2018. Ca vous paraît fou et irréalisable ? Nous aussi…jusqu’à ce qu’on la botte secrète des autorités chiliennes : le soleil et le vent. Au nord du pays, le désert hyperaride d’Atacama accueille de nombreuses expériences scientifiques et astronomiques qui font de lui l’un des terrains de jeux favoris de la NASA (pour tester des véhicules avant de les envoyer sur Mars). D’ici peu, il hébergera deux nouveaux occupants : Pelicano, une centrale photovoltaïque qui produira 42% de l’énergie nécessaire au métro, et San Juan, un parc éolien qui s’occupera des 18% restants. Le compte est bon.


Moins 130 000 tonnes de CO2 par an

Lorsqu’il s’agit d’énergies propres, il faut savoir reculer pour mieux sauter. Et le Chili l’a bien compris. Avec une facture totale culminant à 500 millions d’euros, l’investissement pèse lourd mais le jeu en vaut la chandelle. Pour Michelle Bachelet (on vous répète qu’elle n’est ni chanteuse ni française, arrêtez d’insister !), cette révolution diminuera les émissions de CO2 de 130 000 tonnes par an. Ca nous en bouche un coin et même temps que ça nous débouche les bronches. "Nous entrons aujourd’hui dans ce futur de l’humanité qui a une conscience environnementale et dans ce futur du transport qui ne pollue pas. C’est une grande opportunité pour que notre capitale et notre pays se placent en première ligne du développement."


Précurseur, le Chili le sera donc bientôt. Mais le pays le plus volcanique au monde derrière l’Indonésie ne compte pas s’arrêter là. Le rêve le plus cher du Chili est de produire 70% de toute son électricité à partir d’énergies renouvelables d’ici 2050. Fou ! Et ça l’est d’autant plus que l’objectif a de grandes chances d’être atteint à voir la volonté politique et l’engagement économique déployé. Chili con carnet de chèque. 

Source image : © en.wikipedia.org

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