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Le bus géant qui veut enjamber les bouchons

Enfin un transport qui respectera ses horaires

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 26 mai 2016

Antoine Lebrun

Le bus géant qui veut enjamber les bouchons

Pour réduire la saturation du trafic de ses rues, Pékin a trouvé une solution futuriste : un bus surélevé. Capable de transporter plus d'un millier de passagers sans gêner les voitures, le projet sera électrique et moins onéreux que le métro. De quoi révolutionner la circulation pékinoise. Puis mondiale ?

Le trafic. Susurrez ce mot aux oreilles d’un citadin et il fondra en larmes à la seconde. Dans un monde où les villes sont de plus en plus saturées par la circulation, toute idée visant à désengorger les routes est bonne à prendre. A l’occasion de la 19e exposition internationale de la haute technologie de Pékin (21 et 22 mai), les visiteurs ont découvert un prototype réduit de bus révolutionnaire. Posé sur des rails, ce transport public a la particularité d’être surélevé, permettant aux voitures de moins de 2,10 m de haut de circuler en-dessous. Une sorte de tunnel roulant.


Le « monstre » des routes à l’essai cet été

Dans les tuyaux de la société Transit Explore Bus depuis 2010, le "straddling bus" (littéralement "bus qui enjambe") est ensuite tombé dans l’oubli. Ce tramway géant a des mensurations à faire pâlir un sumo japonais : 8 mètres de large, 5 mètres de haut et 60 mètres de long se déplaçant à 65 km/h. Autant vous dire que le monstre sera capable d’accueillir du beau monde. Quelques 1 400 passagers devraient pouvoir y prendre place. Ca fait du peuple en moins sur les routes et des économies en plus pour la ville. Pourquoi ? Car il s’agit ici d’une alternative à la création de nouvelles lignes de métro, beaucoup plus coûteuse. 

Outre le fait d’éviter des dépenses superflues, le concept pourrait également remplacer près de 40 bus et la pollution qu’ils entraînent soit 2 500 tonnes d’émissions de carbone. Mais ça n’est pas tout : fonctionnant à l’électricité, le bus permettrait également d’économiser 800 tonnes de carburant par an. Une aubaine à l’heure où la Chine dénombre 20 millions de nouvelles voitures en circulation chaque année. Pas de politique de l’enfant unique chez les constructeurs apparemment… 


Faire du neuf avec du vieux

On n’arrête pas le progrès hein ! Eh bien figurez-vous que l’idée ne date pas d’hier et encore moins d’avant-hier. Les premières esquisses du projet remontent à 1969. A l’époque, Lester Walker et Craig Hodgetts, deux architectes de Los Angeles, dessinent un bus reliant Boston à Washington DC censé désengorger le trafic new-yorkais (d’où son nom, le "Bos-Wash Landliner"). Aujourd’hui et grâce à la Chine, le rêve prend forme. Et de la hauteur.


Jetez un petit coup d'oeil à l'état du trafic chinois. Un subtil cocktail entre bouchons et pollution.

Source image : © habitat-eco-responsable.fr

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