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Le radar anti-gibier, la solution pour sauver les animaux

Quand les bêtes traversent, on lève le pied et on admire le spectacle

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 6 sept. 2016

Antoine Lebrun

Le radar anti-gibier, la solution pour sauver les animaux

Une route sinueuse, une vaste forêt d’arbres, un soleil enchanteur. Le tableau parfait pourrait vite tourner au vinaigre si un animal sauvage se décide à traverser devant votre bolide. Pour freiner la hausse des collisions voiture/bête, l’Isère s’est équipée de radars anti-gibier. L’objectif : détecter et prévenir de la présence d’animaux grâce à des signaux lumineux.

Chaque année, le même carnage. Depuis 2010, la France recense la bagatelle de 70 000 collisions avec du gros gibier par an. Des chocs qui abîment un paquet de carrosserie mais aussi un paquet de corps, que ce soit celui de l’homme ou de l’animal. Alors pour préserver la tôle et les membres, un département s’est décidé à agir. En Isère, des radars anti-gibier ont envahi les routes. Leur rôle : détecter les animaux et prévenir les conducteurs de leur présence grâce à un panneau lumineux. Une première en France. 

Le radar anti-gibier, pour le gibier

Il faut dire que le problème est mondial. La Suède a ses élans, la Thaïlande ses tigres, l’Australie a ses kangourous et la France ses sangliers. Toute une faune qui, si elle tend à rester dans son coin, a parfois besoin de traverser une route pour voir si l’herbe y est plus verte de l’autre côté. Sauf que depuis une vingtaine d’années, le nombre de collisions liées à des animaux augmente sensiblement. Deux raisons à cela : les hausses cumulées de la circulation et de la « population du grand gibier » d’après selon Sylvie Vanpeene, chercheuse à l’IRSTEA (Institut de Recherche en Sciences et Technologies pour l’Environnement et l’Agriculture). Des collisions que le fonds de garantie des assurances ne prend plus en charge. Ca vous intéresse tout de suite un peu plus, hein ! 

Ce nouveau radar n’est pas un exploit technologique : il est au contraire d’une simplicité aussi déconcertante qu’évidente. Entre quatre et huit poteaux sont disposés de part et d’autre d’une portion de route allant d’un à deux kilomètres. Lorsqu’un animal est repéré, deux dispositifs lumineux se mettent alors à clignoter à 150 mètres de l’obstacle. Pourquoi deux signaux ? L’un pour signaler le passage du gibier, l’autre pour inciter les pilotes à réduire leur vitesse. Alors oui, il existe déjà des panneaux statiques. Mais « contrairement à des panneaux statiques auxquels les conducteurs s’habituent, ces affichages lumineux dynamiques permettent de modifier le comportement des conducteurs », affirme Yannick Autret, secrétaire général de l’ITTECOP, un organisme consacré aux infrastructures de transports terrestres, aux écosystèmes et au paysage.

Un nombre de collisions divisé par 5 !

Au total, sept sites ont été équipés du dispositif. Ils correspondent aux sept « points noirs » de l’Isère, soit les zones les plus sensibles à la traversée d’animaux. Pour donner un ordre d’idée, 2 800 traversées ont été constatées par les caméras de vidéosurveillance dans le département entre mars 2013 et 2014, soit 3 700 détections d’animaux en un an. Ca fait plus de 10 animaux suicidaires par jour. Suicide Squad. 

Lancée il y a peu, l’initiative est déjà un succès. Sur l’un des sites équipés, le nombre d’accidents serait passé d’une trentaine à moins de cinq, selon les premières estimations. Une franche réussite qui attire forcément. Quatre nouvelles communes seront bientôt munies du dispositif en Isère pendant que trois autres départements songent à s’équiper : la Savoie, la Haute-Savoie et la Seine-et-Marne.

Source image : © Motortrend / Positivr / Road Safety / Gigabiting

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