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Mission accomplie pour Solar Impulse : bientôt notre tour ?

On veut notre part du gâteau !

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 26 avr. 2016

Antoine Lebrun

Mission accomplie pour Solar Impulse : bientôt notre tour ?

Solar Impulse 2 a réussi sa mission. En ralliant Hawaï à San Francisco, l’avion porté par l’énergie solaire a prouvé au monde qu’il était possible de voler sans polluer. Un exploit retentissant qui nous met l’eau à la bouche. Mais vous êtes comme tout le monde et vous avez, vous aussi, envie de goûter aux joies des vols propres. Et nous, quand est-ce qu’on teste ça ?

Le rêve a pris forme. En se posant au sud de San Francisco samedi dernier, le Solar Impulse 2 a bouclé la neuvième partie d’un tour du monde de 13 étapes. Entre Hawaï et la Californie, l’avion silencieux a parcouru 4 000 km grâce à l’énergie solaire et avec le Suisse Bertrand Piccard à son bord. Un voyage d’autant plus périlleux qu’aucun arrêt d’urgence n’était possible pendant la traversée du Pacifique. 


Parti des Émirats Arabes Unis il y a plus d’un an, Solar Impulse a depuis survolé l’Inde, la Birmanie, la Chine, le Japon, et maintenant les Etats-Unis. Un périple non sans risque puisque l’avion avait dû être immobilisé près de neuf mois sur l’île d’Hawaï en raison d’un problème de batterie. Mais il a su repartir, porté par ses 17 000 cellules photovoltaïques fixées sur les ailes, pour un vol de 60h en symbiose avec la nature. 

"C’est une question de décennies"

Développé en 2003 par Bertrand Piccard et André Borschberg, l’avion fonctionnant à l’énergie renouvelable est une franche réussite. Un succès qui amène forcément une question : quand pourra-t-on nous aussi profiter de vols propres et silencieux ? Pour l’aéronaute Bertrand Piccard, l’avion du futur sera exploitable dans quelques dizaines d’années mais sous une autre forme :

"On pourra bientôt faire voler des avions fonctionnant entièrement à l’électricité et qui seront capables de transporter une cinquantaine de personnes. C’est une question de décennies. Non polluants, silencieux, ils pourront se poser jour et nuit au milieu des villes sans faire de bruit.


Si Solar Impulse utilise des cellules photovoltaïques pour faire le plein d’énergie, Bertrand Piccard prédit plutôt un avion électrique capable de se recharger sur le réseau lors de ses escales. Conclusion : la révolution est bel et bien en marche. Une révolution bien aidée par le changement des mentalités vis-à-vis de l’environnement : "Il y a dix ans, les solutions de protection de l’environnement étaient chères. Aujourd’hui elles deviennent rentables", se réjouit le Vaudois. 

L’ONU, cet accélérateur d’innovation

Les images ont tourné en boucle. Quelques heures avant d’atterrir en Californie, Bertrand Piccard s’est entretenu par radio avec le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, interrompant ainsi la signature sur le climat avec quelques 175 chefs d’Etats. Preuve de l’importance de l’avancée technologique aux yeux du Sud-Coréen.


"Imaginer que le secrétaire général de l’ONU consacre cinq minutes de la journée à laquelle assistent tous les chefs d’Etat du monde pour parler avec un pilote dans un avion solaire, c’est formidable, débriefe l’aviateur. Là, je me suis dit que Solar Impulse avait réussi sa mission." La volonté des plus puissants de développer l’aviation propre semble se préciser. Les décennies de patience pourraient se transformer en simples années…


Source image : © http://www.solarimpulse.com

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