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Une start-up fait du neuf avec les vieux bolides

La dernière mise à jour électrique des voitures anciennes

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 23 oct. 2016

Antoine Lebrun

Une start-up fait du neuf avec les vieux bolides

Les temps sont durs pour les voitures anciennes. Déjà dans de sales draps, les bolides d’antan sont, depuis le 1er juillet dernier, interdits de séjour dans les rues de Paris. La raison : la pollution. Un coup dur auquel une start-up française a trouvé la parade. Ian Motion installe un moteur électrique sur les véhicules vintages. Un moyen de faire du neuf avec du vieux qui vaut son pesant d’or.

Le temps ne semble pas avoir d’emprise sur votre monture. Que vous soyez collectionneur aguerri ou simplement un sentimental incapable de se débarrasser de la voiture de vos débuts, la rengaine est toujours la même : weekend rime avec virée en voiture d’époque. Mais ça, le temps pourrait bien vous l’enlever. 

Si vous n’avez aucune envie de vous débarrasser de votre authentique bolide, le poids des années commence à se faire sentir sur la motorisation de votre engin. Les réparations coûtent un peu plus cher chaque année, sans parler de la consommation qui vous force à manger des patates assez régulièrement… Déjà grave, la situation s’est en plus terriblement compliquée début juillet avec l’interdiction des voitures mises en circulation avant 1997 dans les rues de Paris. Bref, ça sent le sapin et vous êtes dans l’expectative : il vous faut une solution et vite ! 

La voiture électrique à travers les âges

Cette solution pourrait bien s’appeler Ian Motion. Cette start-up française, créée en juin dernier par quatre ingénieurs de l’industrie automobile, se présente comme spécialiste de "l’électrification" de voiture anciennes. En d’autres termes, la jeune pousse propose d’installer un moteur électrique sur les vieilles titines. Objectif : "donner une seconde vie aux véhicules afin d’éviter leur mise à la casse", d’après Laurent Blond, l'un des cofondateurs interrogé par nos confrères de We Demain. Une aubaine pour remettre de vieux souvenirs au goût du jour. 

Pointé du doigt, le gaspillage généré par le fait de jeter une voiture pour en acheter(et donc produire) une autre. La fabrication d’un véhicule émet entre 6 et 8 tonnes de CO2 sans compter la perte de précieux matériaux. L'écologie vous dit merci.

Jeter une voiture fonctionnelle est un non-sens écologique Laurent Blond, cofondateur de la start-up Ian Motion

Dans un premier temps, l’entreprise novatrice a décidé de jeter son dévolu sur l’Austin Mini, citadine parfaite et particulièrement légère. Ian Motion compte en convertir entre 30 et 40 par an. Mais il y a un hic : l’Austin Mini étant un petit modèle, impossible pour les ingénieurs experts d’y abriter les batteries. Solution : deux petits packs de batteries, un à l’avant et l’autre à l’arrière garantissant une autonomie de 150 km. On est loin des 560 km de la Tesla Model S mais ça fait largement l’affaire pour une virée dominicale, d’autant plus que les bolides seront rechargeables sur les bornes Autolib’. 

La production devrait ensuite s’élargir dans les années futures en fonction des résultats. "La taille des batteries diminue chaque année, alors nous avons espoir de pouvoir augmenter ce chiffre", précise Laurent Blond. Coût total des opérations : un peu moins de 40 000 euros. C’est beaucoup mais ça comprend la peinture, un nouvel intérieur et c’est surtout deux fois moins que la Tesla Model S. Un prix qui devrait heureusement baissé en fonction des ventes réalisées. Plus c’est vieux, plus c’est cher.

Source image : © Ian Motion / Sapra / The Private Guides / Petrolicious

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