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Vélo en ville : combien de temps avant que nos poumons déraillent ?

Une étude nous envoie une roue de secours

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 13 juin 2016

Antoine Lebrun

Vélo en ville : combien de temps avant que nos poumons déraillent ?

"Ah non le vélo à Paris, ça va bien plus vite que tout le reste. Et en plus, ça protège la planète". On ne va sûrement pas vous contredire. Mais pensez aussi à votre santé ! C’est bon pour la qualité de l’air mais vos poumons ramassent à chaque coup de pédales. L’université de Cambridge a tenté de déterminer à quel moment la pollution prenait le pas sur les effets bénéfiques de la bicyclette. Nous autres Parisiens avons de la marge.

Dans des villes toujours plus saturées par le trafic et la pollution, le vélo apparaît comme l’alternative parfaite pour allier déplacement et entretien physique. Notre corps prend l’air, nos gambettes moulinent et nos poumons respirent. Ils respirent oui, mais de l’air pourri. A vélo, on ne pollue pas, mais on prend la pollution en pleine face. Vous me direz, le symbole peut être beau : "les poumons flingués, il meurt pour sauver la planète". Mais pas sûr que beaucoup soient prêts à tel sacrifice pour notre jolie Terre. La question est alors toute bête : s’il épargne l’air et active nos muscles, le vélo n’est-il pas la pire des idées pour notre santé ?


La science pédale dans la semoule

Cette question, la science a fini par se la poser. Une étude menée par des chercheurs de l’université de Cambridge (Angleterre) et relayée par Le Monde, s’est penché sur le phénomène. L’objectif : cibler le “point de bascule”, ce moment où l’inhalation de particules annule, puis inverse, les bénéfices générés par la bicyclette. Bien aidés par les données de l’OMS sur la pollution aux particules fines, les chercheurs britanniques ont réussi à déterminer combien de minutes par jour pouvions-nous pédaler en ville sans nous ruiner les bronches.


8h de Vélib’ par jour, ça use la santé

Le résultat est sans appel : dans l’immense majorité des cas, les bénéfices du vélo surpassent très largement les effets néfastes des particules fines. A Paris, la moyenne annuelle est de 14 microgrammes de particules par mètre cube. Un résultat qui nous autorise à monter le Vélib’ pendant 8h ! Ca fait une sacrée balade... Que les menteurs qui prétendent en faire plus chaque jour se dénoncent. Mais il faut tout de même apporter un bémol au calcul : il ne s’agit ici que d’une moyenne. Le 8 juin dernier, l’association AirParif, qui surveille la qualité de l'air, a relevé une concentration de particules à 84 microgrammes par m3… C’est à peu près pareil qu'au Caire et pédaler plus de 45 minutes dans ces conditions paraît suicidaire. En queue de peloton, le bonnet d’âne Delhi, avec 122 microgrammes de particules par m3 de moyenne annuelle, détruit la santé des sportifs après 30 petites minutes. Autant prendre un bon vieux tuk-tuk.


Source image : © traditionslouisville.com/

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