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San Francisco bientôt sur le toit du monde écolo

San Francisco mais pas sans verdure

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 22 sept. 2016

San Francisco bientôt sur le toit du monde écolo

A la ville, entre immeubles et verdure, il faut souvent choisir. San Francisco espère allier les deux en obligeant la végétalisation des toits de la ville. Un projet réjouissant qui ferait de la métropole de 7 millions d’habitants un modèle américain et mondial d’écologie.

Si je vous dis San Francisco, à quoi pensez-vous ? Golden Gate Bridge, évidemment. Rives du Pacifique, également. Buildings géants, inévitablement. On aura beau remonter la liste pendant des heures, je suis à peu près certain que la verdure et l’écologie n’en feront pas partie. Et pourtant. La ville de Californie semble bien décidée à montrer l’exemple à la nation. L’idée : rendre obligatoire la végétalisation d’une partie des toits de la ville. On vous laisse imaginer ce que ça représente en terme d’arbres et de plantations… 

Avec plus de 7 millions d’habitants, l’agglomération de San Francisco est la 4è ville la plus peuplée des Etats-Unis et la 40è dans le monde. Une foule énorme qui a, elle aussi, besoin de respirer et de générer de l’énergie propre. Ca tombe bien : la dernière mesure votée par le conseil municipal prévoit d’utiliser 15 % des toits d’immeubles pour la production d’énergie solaire. Une belle première étape. Mais pour Scott Wiener, nouveau superviseur de la ville, ça ne suffit pas. Alors il envisage de doubler ce pourcentage en proposant la végétalisation des sommets des bâtiments. 

Le réchauffement climatique et nos sécheresses à répétition exigent une action puissante pour améliorer l’autonomie de notre ville.  Scott Wierner, superviseur de la ville de San Francisco

San Francisco, ville polluée ? A peine ! La Silicon Valley, ça vous parle ? Royaume de l’innovation et berceau des plus grandes entreprises technologiques de la planète, le pôle industriel est aussi le roi des pollueurs. Et forcément, les villes voisines en prennent plein les narines. Alors les mesures pressent. 

Les toits sont l’une des dernières ressources environnementales inutilisées dans notre ville qui continue à s’étendre, et il nous faut penser de façon stratégique à la mobilisation de ces lieux. 

L’an dernier déjà, un architecte uruguayen, Rafael Viñoly, annonçait son intention de faire des toits d’un centre commercial de la Silicon Valley le plus grand toit végétal au monde. Le tout pour pour 2,6 milliards d’euros. Un projet encore en suspens aujourd’hui. Mais la volonté est là et Scott Wierner le confirme : "nos installations solaires ont représenté une étape importante. Si on ajoute des toits végétalisés à tout cela, nos immeubles seront plus écologiques, notre air sera plus pur, et notre ville plus saine". CQFD. 

Mais là encore, tout reste indécis. Le projet a beau être le plus tentant du monde, il ne sera effectif qu’une fois validé par le conseil municipal. Si celui-ci accepte l’idée, le plan débutera dès janvier 2017. Une information à crier sur tous les toits. Et une vraie bonne raison de s’y mettre, sur le toit. 

Source image : © Calacademy / Greenroofsdirect / Ludetz

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