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Une yourte autosuffisante pour loger les peuples nomades

Une aubaine pour les 250 millions de réfugiés climatiques attendus en 2050

Ecrit par Antoine Lebrun Publié le 30 déc. 2016

Antoine Lebrun

Une yourte autosuffisante pour loger les peuples nomades

La migration n’a jamais autant fait l’actualité. A l’heure où des peuples entiers désertent leur pays d’origine pour fuir la folie qui s’y déroule, une architecte a réfléchi à une solution pour ces populations nomades. Abeer Seikaly a imaginé une yourte autosuffisante, moderne et ultra-légère. Un toit dans le désert.

Plus les années passent et plus les flux de peuples migratoires augmentent. Une fâcheuse tendance surtout due aux dysfonctionnements du monde, perdu entre guerres, changement climatique, inondations et autres assèchements des points d’eau. D’après les estimations de l’ONU, la planète devrait abriter 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050. Un chiffre qui fait mal au crâne. 

Alerté par cette alarmante prévision, une architecte s’est lancée à l’assaut d’un projet fou permettant d’apporter une solution de logement temporaire aux populations nomades. Un habitant à la fois moderne, autosuffisant, solide, facilement transportable et capable de répondre aux besoins les plus élémentaires. Avec "Weaving a home" ("Tisser une maison" en français dans le texte), l’architecte jordano-canadienne Abeer Seikaly entend réinventer et moderniser le concept de la tente.

Dans les faits, le projet prend la forme d’un dôme de 2 mètres de hauteur. Equipé d’une structure alvéolée, directement inspirée des écailles de serpents et les paniers tressés artisanaux, le projet donne la part belle au bio-mimétisme. Isolée par deux couches de tissu extensible, chaque maisonnette comporte des tubes en plastique résistant à sa forme unique. Un dispositif qui peut être totalement ouvert pour laisser passer l’air ou fermé pour conserver la chaleur emmagasinée. 

Un peu de confort dans un monde de brutes

Niveau ressources, la réalisation d’Abeer Seikaly n’est pas en reste avec son réservoir d’eau qui, placé au sommet, permet de stocker l’eau de pluie et de la chauffer grâce au soleil pour faire couler de chaudes douches. Quid de l’énergie ? Là encore, l’architecte a prévu le coup avec un tissu spécifique permettant de produire de l’énergie photovoltaïque. Une énergie redistribuée grâce à une batterie capable de convertir l’énergie en électricité. 

Les migrations ont conduit à la découverte de nouveaux territoires ainsi qu’à la création de nouvelles communautés parmi les étrangers formant des villages, des villes et des nations. Cette dualité entre l’exploration et l’établissement, le mouvement et l’immobilité est une essence fondamentale de ce qui signifie être humain Abeer Seikaly, architecte à l'origine du projet

Encore une folie d’une architecte illuminée ? Pas si sûr ! En 2012, Abeer Seikaly s’est vue décerner le prestigieux prix Lexus Design Award pour sa précieuse contribution sur le nomadisme du XXIè siècle. 

Source image : © Abeer Seikaly / Conso-solidaires

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